Hédi Djilani, président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), a indiqué dans son intervention aux travaux du 97ème Congrès international du travail, qui se tient à Genève du 28 mai au 13 juin, que la promotion des droits élémentaires du travail relève d’un effort soutenu et constant de l’Organisation Internationale du travail (OIT), et constitue un facteur déterminant pour un développement économique mondial équilibré.
La promotion de ces droits, a-t-il ajouté, est tributaire de l’existence d’organisations syndicales (patronat et travailleurs), représentatives, efficaces et responsables, oeuvrant pour garantir les droits de leurs adhérents, tout en prenant part à l’oeuvre de développement de leur pays.
Le droit d’organisation, a ajouté M. Djilani, ne se limite guère à la création de syndicats professionnels, et n’a aucune signification, en l’absence de cadre de dialogue social.
Il a précisé que la stabilité politique et la paix sociale constituent des conditions sine qua non pour pérenniser l’entreprise, créer des emplois, et assurer à tous les attributs d’une vie décente.
La Tunisie, a encore dit Hédi Djilani, a oeuvré depuis 20 ans à jeter les bases d’une tradition de négociations sociales triannuelles aux fins d’améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs, de promouvoir les conditions de travail et d’accroître la productivité et la compétitivité de l’entreprise dans le cadre d’une politique nationale fondée sur la corrélation entre le social et l’économique.
Il a, en outre, indiqué que la Tunisie entame, aujourd’hui, un nouveau round de négociations sociales (7ème) dans un environnement international, particulièrement, difficile et est convaincu du succès de ce nouveau rendez vous et de sa capacité d’atteindre les objectifs escomptés dans un climat de compréhension et de respect mutuel.
Traitant de la question de l’emploi, le président de la centrale patronale a précisé qu’il s’agit d’un défi que la Tunisie s’emploie à relever, ajoutant que le chef de l’Etat a ordonné l’organisation d’une large consultation à ce sujet, avec la participation de toutes les parties concernées.
La Tunisie, a-t-il dit, a nommé l’année 2008, année du dialogue avec les jeunes appelés à participer à l’examen de leur situation, et à explorer de nouvelles pistes, notamment, en ce qui concerne l’emploi, la formation professionnelle et l’enseignement.
M. Djilani a mis en exergue l’initiative du BIT d’ouvrir un dialogue sur l’emploi en milieu rural et son rôle dans les efforts de lutte contre la pauvreté. Il a appelé au besoin de poursuivre les efforts de cette organisation mondiale et de l’ensemble de ses structures en vue de jeter les bases d’une mondialisation équitable et solidaire profitant à tous.
Le Président de la centrale patronale a renouvelé l’engagement des patrons tunisiens, au lendemain de la fête mondiale contre le travail infantile, à sauvegarder les droits des enfants, et à encourager leur scolarisation et éducation.
Crédit photo : Organisation Internationale du Travail
Hédi Djilani à Genève : Le droit d’organisation ne se limite guère à la création de syndicats

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