Le secteur des assurances en Tunisie semble être sur les rails et laisse présager une croissance et un rétablissement de l’activité. C’est ce qui ressort d’une étude récente effectuée par Maxula Bourse sur les compagnies d’assurance en Tunisie. Les résultats dégagés démontrent que les pouvoirs publics n’ont pas épargné leurs efforts pour hisser le secteur des assurances au niveau des normes et des exigences internationales.
Cette volonté s’est traduite par un ensemble de mesures visant à mettre en application un programme de modernisation et de mise à niveau des sociétés d’assurances. L’amélioration de l’assise financière des compagnies d’assurance, la progression de la qualité des prestations, le développement des ressources humaines, la modernisation des méthodes de gestion interne, la diversification des produits d’assurance, la rénovation des circuits de communication et surtout leur adaptation aux besoins et attentes de la clientèle figurent parmi les objectifs à atteindre.
La Société Tunisienne d’Assurance et de Réassurance (STAR), assureur dominant de la place, dont la part de marché a atteint prés de 26%, témoigne d’une telle progression. Ce qui justifie l’intérêt particulier que lui a accordé l’étude, visant à dégager le bénéfice normalisé de la société. Cela servira par la suite à déterminer une valeur plancher de l’action.
Avec la nouvelle donne, à savoir l’entrée de l’investisseur stratégique, la valeur STAR s’est vue cristalliser alors que les restructurations ont commencé depuis presque quatre ans par l’émission d’un plan d’assainissement.
Avec un effet boule de neige, l’investisseur étranger va s’atteler à la consolidation des fonds propres permettant une amélioration substantielle de la solvabilité afin de s’aligner sur les normes internationales. Ainsi, le montant de l’augmentation sera réinvesti bonifiant le rendement de la société par le développement des revenus du portefeuille.
Cette prise de participation table aussi sur une approche service, une amélioration de l’image de la STAR et surtout le know-how que l’investisseur stratégique pourrait apporter.
Malgré les profondes réformes, beaucoup reste à faire et les potentialités du secteur demeurent encore sous –exploitées surtout que la concurrence étrangère est au seuil de la porte. Néanmoins, la volonté y est et la Tunisie est décidée d’avoir les moyens de ses ambitions. C’est là un défi à relever qui requiert le concours de tous.
Nous y reviendrons avec plus de détails dans une prochaine édition.










