Alors que dans les plus hautes sphères du pouvoir, on appelle à donner une belle place à l’information et à la communication et à une presse digne de la Tunisie d’aujourd’hui, il se trouve encore de vieilles habitudes ayant la vie longue.
Sept jours après la réunion de la Carepp (Commission d’Assainissement et de Restructuration des Entreprises Publiques ou à Participation Publiques), rien n’a encore été communiqué sur l’issue donnée à la cession des 35% de la Société tunisienne d’assurance et de réassurance (Star) à un partenaire stratégique. Aucun démenti n’a été publié sur les informations publiées sur le sujet par les uns et les autres. Aucune confirmation non plus. Notons, d’ailleurs, que même quand des informations erronées sont publiées, aucune entité officielle ne prend la peine de les corriger.
Il semblerait, selon deux dépêches publiées par Reuters et par Dow Jones Newswires, citant des proches du dossier, que c’est l’assureur français Groupama qui aurait remporté le marché.
Groupama semblerait avoir présenté la meilleure offre financière, et si l’on se tient à ces deux dernières dépêches, il aurait également la meilleure offre technique.
Contactée par Business News, une source officielle chez Groupama n’a rien voulu confirmer ou démentir. « Nous ne pouvons annoncer quoi que ce soit avant que le gouvernement tunisien ne le fasse », nous a indiqué une responsable chez Groupama à Paris.
Il est impératif de communiquer et que la presse fasse bien son travail, nous a rappelé, cet après-midi et à raison, le Premier ministre qui a salué, dans la foulée, l’effort fourni par la presse tunisienne. Il serait bienvenu que les différents organismes publics appliquent ces directives de bon sens.
On notera que la place boursière tunisienne est en manque d’informations officielles concernant la Star, mais également la Sotuver, Tunisair, l’UIB, la Sotrapil, etc.










