Encore une fois, et quand il s’agit de la Tunisie, le quotidien français Le Monde sert ses lecteurs des articles inventés de toutes pièces, avec des reportages « à charge » ne voyant que misère et exploitation.
Le dernier en date est celui réalisé par un certain Mustapha Kessous, publié dans l’édition du 8 juillet.
Dans ce reportage, on aborde le sujet de la délocalisation d’une usine d’Aubade en Tunisie. Le propriétaire est accusé d’avoir « volé » le « savoir-faire » des Françaises pour le donner aux Tunisiennes.
Après avoir décrit le deuil des « expertes » françaises, le journaliste se rend en Tunisie, à Ksar Hellal exactement, pour compléter son reportage chez celles qui ont volé le boulot aux Françaises.
A la lecture du reportage, on frise le drame social et on décrit une usine ressemblant à un camp de travaux forcés de l’époque soviétique, où les gens gagnent en un jour ce que les Français gagnent en une heure, où il y a beaucoup de pleurs, de mépris et d’interdits, où l’on parle de KGB (les initiales de trois villes tunisiennes) et où l’on suggère que les ouvrières originaires de ces villes ne sont que des filles légères.
L’article est suffisamment tendancieux et invraisemblable au point qu’on ne peut lui donner du crédit. N’importe quel Tunisien lambda ou n’importe quel étranger ayant visité la Tunisie et la Tunisie profonde ne pourrait croire le contenu de ce reportage.
Notre confrère Khaled Boumiza d’African Manager ne l’a cependant pas entendu de cette oreille et a préféré aller vérifier sur le terrain ce qu’il en est réellement dans cette usine, dans cette ville (soi disant poubelle) et auprès de ces filles originaires du KGB. Dans un reportage (ou plutôt un contre-reportage) qui publié mercredi 16 juillet, Boumiza démontera tout l’article du Monde pour montrer non pas les insuffisances, mais carrément les mensonges.
La Tunisie et les Tunisiens font tout pour donner la meilleure image de leur pays qui affronte la mondialisation, la concurrence, l’euro fort, l’ajustement continu des prix. Sans moyens naturels comme ses voisins. Ssa seule ressource et son unique capital, c’est l’être humain, le Tunisien !
De pareils reportages dans un quotidien qui ne cesse de perdre de son prestige au fil des années, font fi de tous les efforts consentis par la Tunisie. Au profit de qui ? Au profit de quel pays ? Pour quelle raison ?
C’est dommage à un moment où le Président français (souvent critiqué d’ailleurs par ce même canard) essaie d’unir les pays méditerranéens !
Cliquer ici pour lire l’article du Monde
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Les « damnés » du quotidien français Le Monde

Mis à jour le: 15 juillet, 17:46
15 juillet 2008, 17h46
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