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Les challenges que le RCD doit relever

C’est aujourd’hui que démarre le Congrès du Défi du Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD). Un tournant déterminant s’annonce dans la marche du parti au pouvoir et de la Tunisie vers davantage de développement, de progrès et de rayonnement au cours du prochain quinquennat. Une mobilisation est attendue de tous les cadres du RCD pour faire face à une conjoncture peu favorable sur le plan économique, notamment avec la hausse inquiétante des prix du pétrole et des produits agricoles. Un effort est demandé pour stimuler l’emploi et promouvoir l’investissement.

En présidant, lundi 28 juillet, la conférence des Secrétaires généraux des Comités de coordination, Hédi Mhenni, Secrétaire général du RCD, n’a pas manqué d’exhorter l’assistance à intensifier l’encadrement des jeunes, des étudiants, des femmes, des militants et des résistants. Il a appelé également à consolider l’action sur le terrain, à demeurer à l’écoute des préoccupations des citoyens, à se mobiliser davantage et à approfondir la conscience des militants vis-à-vis des paris à gagner et des défis à relever.
Grâce à des réformes économiques continues et complémentaires, la Tunisie a réussi à réinventer un modèle économique qui lui est propre. Le modèle de développement tunisien reflète un consensus national sur les choix et une adhésion volontaire pour leur concrétisation. La Tunisie nourrit de grandes ambitions à réaliser et de nombreux projets à concrétiser. Il ne fait aucun doute, par conséquent, que le défi de la performance et de la compétitivité des entreprises, en particulier et de l’économie tunisienne en général, est un défi majeur de la prochaine étape. Ce défi sera à même de permettre au pays de rejoindre le peloton des pays développés et d’adhérer convenablement la mondialisation.
Le choix d’ouvrir ses frontières et d’être le premier pays à entrer à la Zone de libre-échange avec l’Union Européenne, a placé la Tunisie face à plusieurs défis, dont celui de la compétitivité et de la performance.

Premier pays africain en termes de compétitivité globale, ce qui donne la mesure de l’efficacité de son cadre institutionnel, juridique et d’infrastructure, la Tunisie a intégré l’espace européen, forte d’un taux d’ouverture atteignant les 90% avec assurance. En plaçant la barre très haut, le pays s’est trouvé face à de nouvelles ambitions, encore plus importantes, dont l’amélioration permanente de la compétitivité globale de son économie et de ses PME. La Tunisie a ainsi réussi un parcours exceptionnel sur la voie de l’intégration dans le processus économique mondial. Elle doit cette réussite à son aptitude à saisir les opportunités offertes sur le plan mondial, que ce soit au niveau des exportations ou encore au niveau des Investissements Directs Etrangers (IDE),dont le volume a atteint 2070,8 MD, en 2007, enregistrant ainsi une croissance de l’ordre de 36%, par rapport à 2006.

Les multiples acquis réalisés en 20 ans de Changement témoignent des pas énormes accomplis sur la voie de la modernité et de la prospérité économique. Forte de ces acquis, la Tunisie ne veut pas se limiter à ce niveau. Au cours des 20 dernières années, la compétitivité de l’économie tunisienne ainsi que son positionnement n’ont cessé de s’améliorer sur les marchés extérieurs, notamment en matière de rendement de l’économie, de la diversification de la base économique et productive et de la préservation des équilibres globaux. En témoignent l’évolution de l’indicateur de rattrapage de la Tunisie par rapport aux pays de l’OCDE, pour atteindre 29%, en 2005, contre 25%, en 1996, l’amélioration des parts de marchés détenues par la Tunisie sur l’Union Européenne de 0,5%, au début de la décennie, à 0,7%, en 2005, et ce en dépit de l’accélération de la concurrence et l’apparition de nouveaux marchés concurrents et non des moindres, à l’instar de la Chine, de l’Inde et de certains pays de l’Europe de l’Est.

Il faut dire que le défi de la compétitivité et de la performance, dans une ère de globalisation, est un défi au quotidien dont la finalité est de préserver, sinon d’améliorer, le positionnement de l’économie nationale sur les marchés internationaux. Ce défi ne peut être relevé qu’à travers une amélioration permanente de la qualité, du respect des normes européennes et internationales et de la diversification de la base économique, afin d’éviter d’être à la merci d’un seul et unique secteur, dans un monde en mutation permanente. Aussi, le pays a-t-il fixé ses priorités sectorielles pour la prochaine période caractérisée par l’intensification de la concurrence, l’élévation du rythme de la libéralisation et du degrés d’ouverture économique, ainsi que l’émergence de nouveaux pôles économiques qui concurrencent fortement les secteurs traditionnels de l’économie tunisienne.

Au cours de la prochaine décennie, la Tunisie s’est fixé des objectifs ambitieux, en première ligne desquels l’amélioration continue et permanente de la compétitivité et de la performance économique. Le renforcement des fondements de l’économie et l’instauration des préalables à la poursuite du rythme de croissance et sa durabilité constituent une première condition permettant d’atteindre le rythme de croissance prévu par le schéma de développement. Ce schéma table sur une hausse d’environ deux points, en comparaison avec le taux moyen d’accroissement enregistré au Xème Plan. Sa réalisation est tributaire de l’adoption d’une démarche garantissant la stabilité du cadre macroéconomique et la préservation des équilibres globaux à travers un environnement économique et social propice. Pour ce faire, il est impératif d’approfondir les réformes structurelles de nature à conférer davantage d’efficacité aux politiques économiques et financières préconisées et leur adaptation aux évolutions attendues. Il est également impératif de renforcer les règles de la bonne gouvernance et d’optimiser la gestion économique, en plus de la mise en place des politiques et programmes adéquats de nature à diversifier les sources de croissance et d’améliorer les capacités d’innovation de l’économie dans un contexte concurrentiel de plus en plus rude.

Le Rassemblement Constitutionnel Démocratique s’attachera à concrétiser les objectifs ambitieux fixés par le Président Ben Ali, dans son programme électoral pour la Tunisie demain, ainsi que les objectifs de la prochaine décennie. Le Congrès du Parti, qui se tient à partir d’aujourd’hui, 29 juillet 2008 et jusqu’au au 2 août, est appelé à tracer la voie pour relever les défis majeurs de la Tunisie de Ben Ali.


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