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Hédi Djilani, Taoufik Jebali, on ne vous voit plus sur Facebook !

Par Nizar BAHLOUL

Il s’appelle Hédi Djilani. Il est président de l’Union Tunisienne du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat. L’UTICA, c’est le patronat tunisien et Hédi Djilani est le patron des patrons.
Il s’appelle Taoufik Jebali. Il est scénariste, metteur en scène et patron de l’espace El Teatro. C’est l’un de nos plus grands hommes de théâtre, sinon le plus grand.
Il s’appelle Manoubi Akrout. Il est journaliste au Quotidien. Il est connu pour ses balises un peu originales.
Il s’appelle Elyes Gharbi. Il est animateur télé et fort connu pour sa grande sympathie.
Il s’appelle Sami. Il est étudiant. Il n’est pas connu.
Elle s’appelle Olfa. Elle est femme au foyer. Elle est inconnue.
C’est une entreprise, elle s’appelle Tunisiana et elle est célèbre. Je ne dirai pas pour quelle raison, ça lui ferait de la publicité.

Qu’est-ce qui peut lier tous ces gens-là, à l’exception de leur nationalité tunisienne ? Ils sont sur Facebook ! Vous savez, cette plateforme communautaire où les gens discutent, se découvrent des amis, établissent des contacts et nouent des relations. Professionnelles et amicales. Elle compte, à ce jour, 22.000 abonnés en Tunisie et 90 millions dans le monde.
Comme Hédi Djilani, il existe beaucoup d’hommes d’affaires sur cette plateforme communautaire.
Comme Taoufik Jebali, il existe beaucoup d’artistes sur cette plateforme communautaire.
Comme Manoubi Akrout, il existe beaucoup de journalistes sur cette plateforme communautaire.
Comme Tunisiana, il existe beaucoup d’annonceurs sur cette plateforme communautaire.

L’avantage est qu’on voit qui est avec qui, qui connait qui, qui fait des relations avec qui. En bref, on peut savoir, grâce à Facebook, beaucoup de choses sur beaucoup de gens.
Pour l’homme d’affaires, c’est un excellent moyen de veille concurrentielle et d’observation des tendances du marché.
Pour l’artiste, rien de mieux pour trouver inspiration et l’aider dans ses créations.
Pour le journaliste, c’est un très bon moyen de trouver des contacts nouveaux et de multiplier ses sources d’information, mais aussi d’inspiration.
Pour l’entreprise, trouver une plateforme réunissant presque quotidiennement quelque 22.000 Tunisiens, cela ne peut être qu’un excellent support de communication.
Où d’ailleurs peut-on trouver une plateforme où l’on observe ce que font 22.000 quidams en un clic, en un coup d’oeil ?
Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais la plateforme en question souffre assurément de problèmes techniques. Depuis la Tunisie, certains arrivent à s’y connecter, d’autres non. Tout dépend chez quel FSI on est.
Ses concepteurs, une petite entreprise née à Harvard, grâce à des étudiants, serait-elle dépassée par son succès et par le grand nombre de ses visiteurs un peu partout dans le monde ? Est-ce peut-être ma machine qui vieillit ? Est-ce mon FSI qui continue de faire des siennes ? Je l’ignore.
Toujours est-il qu’on n’arrive plus à lire les post de Hédi Djilani sur l’entreprenariat, à admirer l’humour de Taoufik Jebali ou encore à observer les participants du groupe "Tous avec Ben Ali en 2009" auquel appartient Manoubi Akrout.

Nous avons, je sais, de grands ingénieurs. Si l’un d’entre eux réussit à trouver une solution à ce problème technique, que j’espère passager, ce serait parfait pour tout ce monde-là.
Nos grands artistes ont du talent, et ils ont besoin que ce talent soit alimenté régulièrement par de nouvelles idées. Nos hommes d’affaires ont des affaires, et ils ont besoin de découvrir de nouvelles opportunités quotidiennement…
Nos ingénieurs ont de la technicité et je reste persuadé qu’ils ne peuvent la consacrer qu’à nos intérêts qui sont, cumulés, ceux de la Tunisie toute entière.

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