Les entreprises américaines sont généralement satisfaites de leur business en Tunisie. Elles justifient, à 89%, leur choix d’avoir opté pour le site Tunisie, par l’environnement opportun des affaires dans le pays et notamment les mesures incitatives, mises en place par les autorités tunisiennes, dans le but d’attirer les Investissements Directs Étrangers (IDE). C’est la teneur de l’enquête réalisée par la Chambre de commerce tuniso-américaine, la TACC (Tunisian American Chamber of Commerce) auprès des entreprises américaines exerçant en Tunisie. Seulement un tiers de ces entreprises, sur une soixantaine environ, a répondu à l’enquête, effectuée en juillet-août 2008. La crise économique internationale n’avait pas encore pris alors les dimensions dramatiques actuelles que l’on sait.
Dans un contexte composé de mauvaises nouvelles, en rapport avec la crise économique qui secoue les pays les plus industrialisés et notamment les USA, Mondher Ben Ayed, président de la TACC et l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Robert F. Godec, ont tenu lundi 20 octobre 2008, une conférence de presse, à la Maison de l’Entreprise afin de présenter l’enquête de satisfaction des entreprises américaines en Tunisie. Pour « apporter de bonnes nouvelles », dira M. Ben Ayed : 89% des entreprise américaines ont exprimé leur satisfaction de se trouver en Tunisie et qu’elles ont obtenu d’excellents résultats. Avec 36% de réponses – une performance selon M. Ben Ayed qui situe la normale internationale à seulement 10% – le bilan est largement positif. Un tiers de la soixantaine de sociétés installées en Tunisie a répondu au questionnaire, le premier du genre, préparé par les soins de la TACC, bien avant le déclenchement de la bourrasque financière et auquel manquent des éléments d’information utiles, telles les fiches techniques signalant les secteurs d’intervention des entreprises américaines. Selon l’ambassadeur, le champ d’activité de ces entreprises est diversifié. Le président de la TACC a promis de remédier à ces lacunes dans les prochaines enquêtes.
Les conclusions de l’enquête sont positives dans l’ensemble. Elles sont contenues dans le rapport distribué aux journalistes ayant répondu à l’invitation des responsables de la Chambre et de l’ambassade américaine. L’objectif visé par les auteurs est de mesurer le degré de satisfaction des entreprises américaines, d’identifier leurs besoins, de cerner les difficultés auxquelles elles feraient face et d’intervenir, au besoin, dans les domaines à consolider, à améliorer et à développer davantage.
79% des entreprises interrogées ont affirmé leur volonté d’investir davantage en Tunisie. 78% ont exprimé leur intention de recommander le site Tunisie à d’autres entreprises américaines. 72% de ces entreprises pensent que la Tunisie regorge de qualités humaines confirmées et de ressources humaines qu’elles considèrent leader dans tout le continent africain. Ces témoignages sont encourageants. Ils aideront la TACC et l’ambassade américaine à mieux faire connaître l’environnement des affaires en Tunisie. Ils ne manqueront pas, ce faisant, d’attirer de nouveaux promoteurs américains et de drainer beaucoup plus d’IDE. « Au vu des résultats de l’enquête, la Tunisie a passé l’examen avec une mention remarquable et ce grâce aux efforts consentis par les autorités tunisiennes et les mesures incitatives qu’elles avaient mises en places en vue d’améliorer davantage l’environnement des affaires », a indiqué M. Ben Ayed qui, tout en se félicitant des points forts enregistrés par l’enquête, a fait la lumière sur les domaines dans lesquels un travail en profondeur devrait être accompli.
Ainsi, 56% des entreprises qui se sont prononcées sont moins satisfaites des régulations et des transactions financières. Parmi les autres lacunes identifiées par l’enquête, les services douaniers, judiciaires, l’infrastructure portuaire, la logistique, le transport et la communication. Des actions dans ce sens sont engagées par les autorités publiques en vue de renforcer l’infrastructure de base dans le dessein de mieux l’adapter à un environnement d’affaires adéquat. A titre d’exemple, il convient de mentionner les projets du port et de l’aéroport d’Enfidha, les sommes colossales allouées à l’amélioration des réseaux de communication, en fibre optique, en bande passante, la perspective de recourir à un troisième opérateur en téléphonie mobile et un deuxième opérateur en téléphonie fixe, etc.
Mais, comparativement aux entreprises françaises opérant en Tunisie et dont le nombre s’élève à un millier environ, la soixantaine d’entreprises américaines ne fait pas le poids. M. Ben Ayed a précisé que la quantité des implantations est importante, mais, plus important encore est la taille des investissements, allusion faite aux multinationales américaines. Il a toutefois rappelé que la coopération économique entre la Tunisie et les États-Unis reste très en deçà des relations privilégiées qu’entretiennent les deux pays dans plusieurs autres domaines.
Cet avis est fortement partagé par l’ambassadeur américain qui s’est engagé à fournir l’aide nécessaire dans les domaines du transport et de la communication afin que la coopération entre les deux pays connaisse le développement espéré, contribue à la prospérité mutuelle et soit hissée au niveau de l’excellence des rapports entretenus par Tunis et Washington. Et Robert F. Godec de souligner que l’enquête effectuée par la TACC constitue un argument de taille auprès des opérateurs économiques de son pays
La TACC s’emploie sans relâche en vue de remédier à cette carence, en multipliant les contacts entre promoteurs tunisiens et investisseurs américains, en renseignant les chefs d’entreprises tunisiens sur les opportunités de pénétrer marché américain.
Grande satisfaction, en dépit des lacunes

Mis à jour le: 21 octobre, 00:00
21 octobre 2008, 00h00
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