L’appel de Adel Grar, président de l’Association des intermédiaires en bourse, a été bel et bien entendu. Il s’agit de profiter de la publication des indicateurs d’activité pour les accompagner d’une communication financière à l’intention des investisseurs, de la presse et des professionnels de la Bourse. Si certains ont préféré exclure la presse, par omission ou par volonté d’éviter des questions embarrassantes, d’autres ont joué pleinement le jeu faisant même appel à des professionnels du PR pour organiser la présentation. C’est le cas d’Attijari Bank qui a organisé, hier, sa communication financière au Sheraton en présence des deux premiers responsables de la banque, Moncef Chaffar et Hassan Bertal, et un invité surprise de marque, Mohamed El Kettani, président d’Attijari Wafa Bank.
Hassan Bertal, administrateur directeur général d’Attijari Bank, a présenté les résultats et activités de la banque au 30 septembre, les produits lancés en 2007 et 2008 et les nouveaux produits dont le lancement est prévu à l’occasion du Salon de la Monétique. On a également projeté un film, fort semblable à celui projeté il y a quelques mois, présentant la marche et l’orientation de la banque tuniso-marocaine.
Dans l’ensemble de ce qui a été dit, on sort avec l’idée que tout va bien madame la marquise. Le film ferait même penser à un journal de 20 heures de l’un de nos pays. On n’a axé que sur ce qui va et, il n’est pas improbable que tout va finalement très bien dans cette banque. On patientera cependant jusqu’à la fin de l’année pour bien juger l’ensemble de ces réalisations, puisqu’il y a inévitablement beaucoup à dire et à critiquer. Cela fait partie de l’ordre naturel des choses et de la vie de toute entreprise.
En attendant, le management de la banque semble fort satisfait de ces réalisations : 26 agences ont été ouvertes (portant le nombre à 123) et 23 nouveaux GAB ont été installés cette année.
On a inauguré Attijari Académie qui enregistre, selon Bertal, un grand succès au point qu’il n’y a plus de place et on a créé un département qualité et un autre chargé de la conformité travaillant en symbiose avec la BCT.
Quant aux résultats financiers, ils sont « tous » au vert : le PNB est passé de 77,9 MDT à 94,1 MDT entre le 30 septembre 2007 et le 30 septembre 2008. Le résultat net est passé de 0,5 MDT à 27,2 MDT durant la même période alors que le total bilan est passé de 2245,2 MDT à 2749 MDT.
Quant au cours boursier, il a cru de 91,8% au cours de cette année à la date du 28 octobre.
Autant d’éléments qui font la fierté du management et de son actionnaire principal. Mohamed El Kettani n’a d’ailleurs pas manqué de le signaler en déclarant que sa filiale tunisienne est une véritable fierté pour le groupe Attijari Wafa Bank. Rappelant la situation dans laquelle il a trouvé la Banque du Sud et la situation d’aujourd’hui, il est clair qu’il y a un grand gap franchi. « Nous avons mis toute une dynamique et nous avons réussi à mettre le train sur les rails », a indiqué El Kettani soulignant que l’on est passé d’un train de deuxième classe à un train de première catégorie. « L’objectif maintenant est que ce train devienne un TGV en 2009 », a-t-il poursuivi tout en observant que sa filiale est désormais conforme aux standards internationaux.
Prédisant le plus beau des avenirs pour Attijari Bank Tunisie, El Kettani n’a pas manqué de mettre en exergue l’appui trouvé auprès des autorités de tutelle et spécialement à la Banque Centrale. « On a toujours trouvé une BCT très à l’écoute et très attentive. C’est cela qui améliore le climat de l’investissement et on en est fiers en tant que Maghrébins. », a conclu le président du groupe bancaire marocain.
L’optimisme et la satisfaction affichés sont justifiés. Pourvu que ça dure et ça ne peut durer dès lors que la banque met les moyens et observe les standards internationaux en la matière.










