L’organisation des salons est-elle au goût du jour ? D’aucuns le pensent en tout cas, notamment au vu de la multiplication des manifestations économiques en tous genres. Et ils ont tort. L’économie nationale a énormément besoin d’émulation, voire de concurrence. Encore faut-il que l’intendance suive, que les entreprises, principales cibles et bénéficiaires exclusives, se donnent la peine de s’informer, de combler le gigantesque déficit de communication et de prendre part à l’effort de développement de la Tunisie et de leur propre expansion. L’objectif visé par « Human ressources expo » est justement de doter les entreprises tunisiennes des outils indispensables à la gestion et au développement des ressources humaines.
En vue de parfaire et de rationaliser son action, l’organisateur du salon s’est assuré le concours permanent et bénévole d’un « comité d’éthique » composé de personnalités doctes en la matière.
Une réflexion sur le développement des ressources humaines a été tentée par les participants au déjeuner de presse, organisé jeudi 5 février 2009 par « Human Ressources Expo ».
Sadok Touil, commissaire général d’Exposervices Tunisie, a présenté l’activité de ce salon spécialisé, dédié au développement des ressources humaines, qui se veut « une vision pérenne au service des RH », mais qui n’est pas un salon de recrutement.
Mais, peut-on vraiment traiter de ressources humaines sans les placer dans le contexte national où la priorité des priorités est accordée à l’emploi ? C’est l’un des thèmes majeurs débattus au cours de la rencontre. Lorsqu’on sait que 14% des forces vives du pays sont au chômage, on se rend mieux compte du lien dialectique qui existe entre les deux notions. La complémentarité entre l’emploi et le développement des ressources humaines a été soulignée, tout comme l’effort à entreprendre, au niveau de l’école, du lycée et de l’université pour assurer une formation adéquate aux apprenants. Le niveau de ces derniers laisse à désirer de l’avis de la plupart des intervenants.
Entre la première expérience tentée en 2007, et le deuxième salon organisé en décembre 2008, l’évolution est notable. Le nombre d’exposants est passé de 32 à 48. Pour l’année 2009, l’ambition est d’atteindre, voire de dépasser, les 80 stands.
Dans l’esprit des responsables de la manifestation, c’est le contenu du message délivré qui importe le plus : amener les hommes d’affaires, les jeunes dirigeants d’entreprises, les cadres, les opérateurs des secteurs public et privé, les promoteurs et tous les décideurs économiques à réfléchir ensemble au développement du potentiel humain, seule condition pour l’amélioration de la production et de la productivité.
Dans ce contexte, l’appel fait à des professionnels chevronnés est sûrement l’innovation à mettre à l’actif de ce plus apporté par « Human ressources expo ».
Un comité d’éthique, « garant de la fidélité de la fondation à honorer ses objectifs », comme le définira Hassan Zargouni, président de l’ATUGE et membre du comité. Parmi les autres personnalités impliquées dans cette lourde responsabilité figure la présidente de l’autre association incontournable qu’est l’Arforghe, Zeineb Mahjoub Attia, Anissa Matri, formatrice, Maha Meddeb, directrice des ressources humaines à Tunisiana…
Ce comité de sages, en quelque sorte, se réunit tous les deux mois environ. Il a pour rôle de conseiller les fondateurs du projet, de réfléchir sur la logistique et les meilleurs moyens de faire profiter l’économie tunisienne à travers l’angle des RH. Il émet également des avis susceptibles d’aider à la bonne organisation du salon et à le doter du maximum de conditions de succès.
Entre autres sujets débattus, le lieu du déroulement de la manifestation a retenu l’attention. Entre le Palais des Expositions du Kram qui a abrité les deux premières manifestations et un hôtel du centre ville, les avis sont partagés. Le propre d’un salon professionnel est, selon certains, le lieu de réunion entre gens du métier pour lequel un endroit central et d’un certain niveau serait plus approprié. Il conviendrait également aux représentants des médias.
Il est évident que la sensibilisation des entreprises à la nécessité d’épouser l’air du temps et de s’impliquer davantage dans cette démarche est la tâche la plus importante à laquelle s’attellent les organisateurs de salons. La prise de conscience par les PME et autres quant à la nécessité de s’imprégner de la culture RH est on ne peut plus impérative à l’heure où le monde connait des changements importants.
La nouvelle configuration est imposée en grande partie par la mondialisation et le devoir d’être compétitif pour relever les défis auxquels les entreprises font face : la crise économique mondiale qui frappe l’Occident, la concurrence acharnée, l’impératif de transparence…
Le problème que rencontrent les organisateurs de pareilles manifestations professionnelles, reste la frilosité et le peu d’engouement des entreprises à se mettre au diapason des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Pourtant, les avantages qu’elles peuvent tirer des multiples applications et des techniques mises à leur disposition sont évidents. Elles doivent s’y intéresser de plus près. Leur avenir en dépend.
Quel salon pour les ressources humaines en Tunisie ?

Mis à jour le: 6 février, 00:00
6 février 2009, 00h00
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