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Tunisie : la mission du journaliste est-elle bien comprise ?

« Succession, transmission et gouvernance de l’entreprise familiale : état des lieux et perspectives ». Le colloque international organisé mercredi 4 mars 2009 sous ce thème par l’Institut des Hautes études de Tunis aurait eu un plus large écho si les journalistes avaient été mieux traités et s’il n’y avait pas le fameux système des « deux poids deux mesures ».
Le rôle du journaliste, certaines personnes semblent l’ignorer, est d’informer ses lecteurs – l’internaute dans le cas d’un journal électronique – des manifestations publiques qui se déroulent autour d’eux. A-t-il besoin d’une invitation pour la couverture de l’événement ? Faire le déplacement, décliner son identité et le média auquel il appartient pour s’entendre dire : « Vous avez une invitation ? », est très désagréable, d’autant que la plupart du temps, les chevaliers de la plume sont bien accueillis. En s’acquittant de leur devoir, ils rendent d’éminents services à la société, y compris ceux qui organisent pareilles manifestations. Sinon, comment « diffuser les bonnes pratiques de gouvernance au niveau des entreprises familiales et à situer les enjeux et les défis que doivent relever ce type de structure (ainsi dans le texte) », comme le souligne le programme du colloque. Préfère-t-on privilégier certains en en privant d’autres ?
Pourtant l’intérêt pour le thème est évident. Il touche un secteur très important du tissu économique de la Tunisie.

Nous ajouterons pour finir que nous avons été bel et bien invités par le cabinet d’avocats Ghazouani, un des organisateurs de cet événement, mais il semblerait que la transmission de l’information dans ce cabinet, ou ailleurs, n’est pas vraiment au point.

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