Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Khaled Boumiza se fait insulter par le PDG de la Simpar

Notre confrère Khaled Boumiza, fondateur du journal électronique économique African Manager s’est fait hier insulter par le PDG de la Simpar, une entreprise publique cotée en bourse spécialisée dans l’immobilier et les participations.
Une attitude des plus déplorables car c’était la manière de répondre de ce PDG d’une entreprise étatique, à un article journalistique.

L’article en question était un compte-rendu de l’assemblée générale de cette société cotée en bourse. M. Boumiza a enrichi son article par des chiffres puisés dans les rapports remis aux actionnaires.
Notre confrère raconte qu’il a été fortement attaqué, stigmatisé et calomnié de vive voix par les dirigeants de la Simpar, en présence du Pdg de la BNA. En le traitant d’ignorant, l’un des dirigeants de l’entreprise touche carrément la dignité de journaliste de notre confrère.
La raison ? L’article a déplu et son contenu ne répondait pas aux attentes du management qui n’ont a priori pas apprécié que leurs chiffres soient ainsi présentés au public.
Cette rixe coïncide avec la tenue le jour même d’une conférence nationale sur la presse économique. Une conférence tenue sous le haut patronage du Président de la République, ouverte par Mohamed Ghannouchi, Premier ministre et clôturée par Rafaâ Dekhil, ministre chargé de la Communication.

Des gens comme le PDG de la Simpar (entreprise publique de surcroit) ne semblent cependant pas donner toute l’importance à l’information journalistique qui, forcément, ne leur sied pas dès lors qu’ils trainent des casseroles.
Certains d’entre eux refusent par ailleurs l’accès aux journalistes à ces assemblées générales. Peine perdue, cependant, puisque comme l’exige notre profession et notre déontologie, il suffit d’acheter dix actions pour entrer de force à ces assemblées, comme nous l’autorise la loi.
Paradoxalement, des entreprises privées et cotées en bourse comme Poulina, Attijari, BIAT… lancent des invitations aux journalistes pour assister à ces assemblées et jouent parfaitement le jeu de la transparence. Étrange que le dirigeant d’une entreprise publique aborde les choses autrement et feint de ne pas voir ce qui se passe dans le pays en matière d’encouragements pour la liberté d’information et ce au plus haut sommet de l’Etat. La conférence d’hier en est la preuve.

Subscribe to Our Newsletter

Keep in touch with our news & offers

Contenus Sponsorisés

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *