Le Grand Tunis compte actuellement 30 échangeurs. De grands projets sont en cours d’exécution ou programmés dans 20 gouvernorats. Les investissements se comptent par centaines de millions de dinars. Des projets ont été réalisés. D’autres sont en chantier ou en voie d’achèvement. D’autres encore sont programmés ou sont à l’étude. Le ministère de l’Equipement, de l’habitat et de l’Aménagement du territoire est budgétivore. Mais, les efforts que nécessite l’infrastructure de base généreront des résultats bénéfiques pour les activités économiques, industrielles, touristiques, les affaires de partenariat avec des entreprises étrangères désirant s’implanter en Tunisie, les Investissements directs étrangers. Les améliorations introduites au niveau des autoroutes, des zones industrielles et urbaines, de l’habitat … commencent d’ailleurs à apporter leurs fruits. La présence de géants internationaux de l’industrie le prouve à souhait. Dans ce cas d’espèce, l’investissement attire les investissements.
L’infrastructure routière, l’aménagement du territoire, les pistes agricoles, l’habitat et les quartiers populaires ont constitué les axes sur lesquels Slaheddine Malouche a construit l’introduction de la conférence de presse qu’il a tenue lundi 1er juin 2009, au siège du ministère de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire.
Une précédente conférence de presse a été tenue le 23 mars, soit deux jours après l’inauguration par le chef de l’Etat du pont de Radès. Un peu plus de deux mois depuis sa mise en service, le pont contribué à une meilleure fluidité de la circulation, conformément aux attentes. Le trafic dépasse les 25 000 véhicules par jour. Ce pont géant, le premier du genre en Tunisie et en Afrique, illustre le niveau de progrès et de développement atteint par la Tunisie et la dynamique qu’elle connait. Plusieurs entreprises tunisiennes ont participé à son édification, à côté de partenaires japonais et égyptiens.
Dans le Grand Tunis, des investissements de l’ordre de 123 M.D pour l’achèvement de 5 projets en ponts et en échangeurs, dont celui de la République, celui de Ras Tabia et de La Manouba, l’échangeur du boulevard du 7 novembre au niveau de Ibn Khaldoun et l’échangeur du boulevard du 7 novembre au niveau du Bardo
A propos des autoroutes, il y a lieu de signaler que c’est le 4 juin 2009 que seront ouverts les plis des soumissions pour l’autoroute Sfax-Gabès. Suivront les sélections technique et financière. Le démarrage du chantier est prévu en novembre 2009. L’appel d’offres pour l’autoroute Oued Zarga-Bou Salem, dont le coût s’élève à 490 MD sera lancé avant la fin 2009.
Les entreprises tunisiennes de travaux publics sont invitées à prendre part aux appels d’offres. Les pouvoirs centraux morcellent les transactions en 6 lots parfois pour rendre les adjudications accessibles aux PME. Le ministre n’a pas manqué de souligner le haut niveau de technicité atteint par les ingénieurs et cadres tunisiens. Ces derniers ont acquis une solide expérience au fil des années. Il a invité les diplômés du supérieur à se mettre à leur propre compte et à créer des projets qui consolident l’infrastructure et contribuent au développement économique et social de la Tunisie.
M. Malouche a invité les entreprises tunisiennes à se surpasser du point de vue de l’encadrement, à se hisser au niveau d’entreprises de niveau supérieur et à s’imprégner du principe de la qualité en vue de l’optimisation des moyens qui existent déjà. Il a rappelé les mesures prises en vue de venir en aide au secteur au travers de l’allègement des procédures administratives et du recours à des délais plus écourtés pour le paiement fixés à 45 et à 60 jours.
A ne pas oublier également qu’une commission se penche actuellement sur la flambée des prix de certains matériaux comme le fer, le cuivre et de leur chute brutale, du fait de la crise économique et financière mondiale. 172 dossiers sont sur la table.
Mais la crise n’a pas eu de retombées négatives sur le secteur immobilier. Les 1656 promoteurs immobiliers que compte le pays ne souffrent d’aucune mévente, a assuré M. Malouche qui précise qu’un cycle de trois ans est nécessaire pour la vente d’un logement.
Il est certain qu’avec la dynamique créée à travers les innombrables chantiers à travers le territoire national, la Tunisie est en droit de revendiquer davantage d’investissements et encore plus de projets de partenariat. Plusieurs facteurs militent en faveur de cette aspiration dont notamment le sérieux de l’engagement de l’Etat et des entreprises économiques, le rythme soutenu des projets réalisés ou en cours d’achèvement, ajoutés à la stabilité politique, à la sécurité, à la paix sociale et au climat propice aux affaires.
Tunisie : Slaheddine Malouche, le ministre budgétivore

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