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Chômage en Tunisie – Slim Tlatli fait du « porte à porte »

La crise financière internationale n’arrange pas la situation de l’emploi bien que l’économie tunisienne ait bien résisté. Slim Tlatli, ministre de l’Emploi et de l’Insertion professionnelle des jeunes, souligne l’importance que les autorités attachent à l’emploi des diplômés du supérieur au chômage depuis un certain temps. Certains diplômés, surtout ceux issus des sciences humaines et des sciences appliquées, tels que la géographie, l’histoire, la philosophie, les mathématiques, la chimie, ont du mal à trouver un emploi. Les nouvelles mesures doivent permettre à ces jeunes de prouver leurs compétences, et surtout démontrer aux chefs d’entreprises que quelque soit l’intitulé du diplôme et moyennant quelques formations spécifiques, un diplômé du supérieur peut accomplir plusieurs métiers qui sont aux antipodes de sa formation d’origine. De quoi s’interroger à quoi sert son diplôme….

Slim Tlatli a tenu une conférence de presse, jeudi 24 septembre 2009, au cours de laquelle il a dressé le bilan de l’employabilité dans le pays pendant les huit premiers mois de l’année 2009. Il a indiqué que 111.900 demandeurs d’emploi ont été insérés dans la vie active contre 109.000 en 2008, soit une augmentation de 2,6%. Il a révélé que le nombre d’insérés a chuté de 12,4% entre janvier et avril. Mais, à partir du mois de mai les choses se sont améliorées. Le secteur le plus touché est celui du textile. Le nombre de recrutement a baissé de 7% pendant les 8 premiers mois quoique pour les trois derniers mois une reprise a été constatée.
Pour les diplômés du supérieur, le nombre d’insérés est passé de 32.400 en 2008 à 35.600 en 2009, soit une hausse de 9,9%.
Concernant les diplômés chômeurs de longue durée (diplômés de 2006 et avant), le ministre a précisé que 7.295 jeunes ont été recrutés sur un objectif initial de 7.500. Ce chiffre représente un taux de réalisation de 97%, six mois à près le début du projet. Au total, 12.000 diplômés sont concernés par les nouvelles mesures, selon les bases des bureaux d’emploi et après ciblage des personnes concernées.

M. Tlatli a souligné que ces résultats ont été obtenus grâce au lancement d’une grande campagne et l’obstination du ministère. «On a pratiquement dû faire du porte à porte», a-t-il révélé. Plusieurs grandes entreprises et des banques ont collaboré. Bien sûr, il y a encore des possibilités et toutes les sociétés doivent mettre la main à la pâte et pourquoi ne pas prendre en charge l’un de ces diplômés.
Le ministre a, en outre, mis en exergue un fait important : plusieurs métiers ont évolué. Certains métiers qui ne demandent aucune compétence ne le sont plus maintenant. L’utilisation des nouvelles technologies a changé la donne. Des métiers ont été radicalement révolutionnés. Les jeunes diplômés doivent répondre à cette nouvelle demande et mettre de côté leur préjugé. Il est évident qu’en contre partie, les entreprises sont tenues de recruter ces jeunes s’ils ont passé le délai de probation avec succès.
Slim Tlatli a indiqué qu’il est encore trop tôt pour pouvoir évaluer les résultats du programme d’insertion des diplômés chômeurs de longue durée. «Il faut du recul, six mois ne sont pas suffisants pour juger le programme», a-t-il noté.

Les régions sont aussi concernées par les réformes. Elles peuvent mettre en place des programmes d’emploi selon leurs spécificités. 37 millions de dinars ont été déjà débloqué à cet effet en 2009. Une deuxième enveloppe de 18,5 MD sera prochainement dégagée.
Pour répondre à la demande des grandes entreprises qui désirent recruter plus de 1.000 personnes, le ministère a créé un guichet unique. Des conventions ont été signées avec l’entreprise Ykazaki, à Gafsa et Léoni, à Sousse. La première compte recruter 2.500 salariés entre 2009 et 2012. La seconde qui emploie déjà 6.640 personnes embauchera 7.300 employés, au cours de la même période.
Le ministère soutient aussi les réseaux de franchise. Ces réseaux permettent à des jeunes de travailler à leur propre compte tout en bénéficiant du savoir-faire et de l’expérience du franchiseur.

Les réformes décidées par l’Etat visent à cibler davantage les chômeurs de longue durée et les diplômés dont l’employabilité reste difficile. Elles prennent en considération les spécificités des catégories concernées et les possibilités d’insertion.
Pour répondre à ces challenges, la politique active de l’emploi a été restructurée en 6 programmes. Les procédures ont été également simplifiées pour que l’utilisation des programmes devienne facile pour l’entreprise, pour le bénéficiaire et même pour les bureaux d’emploi (qui auront à gérer de moins en moins de paperasse). L’objectif à atteindre est d’augmenter le taux d’insertion : plusieurs entreprises qui bénéficiaient du programme ne recrutaient pas au final les jeunes.

L’amélioration des services des bureaux d’emplois est par ailleurs dans le collimateur du ministère de l’Emploi et de l’Insertion professionnelle des jeunes. 40 indicateurs de qualités seront retenus.

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