La Tunisie risque-t-elle une pénurie de lait dans les prochains jours? Certes, il ne faut pas s’aventurer à tirer des conclusions hâtives. Mais, du moins, c’est ce que craint le consommateur tunisien au vu de la rareté de ce produit dans les rayons des hypermarchés. D’après la rubrique « Actualités » du site du FSI « Globalnet« , il ressort que le manque enregistré est dû à la » période de basse lactation, de novembre à février, synonyme de trêve de production et d’une offre moins abondante sur le marché ».
Après la période estivale et du mois de Ramadan, caractérisée souvent par un pic de consommation de lait, les marques, assurant l’approvisionnement du marché, ont connu des problèmes au niveau du réapprovisionnement de leurs stocks.
Le même site précise qu’ » une marque parmi les plus prisées est en rupture de stocks. Et puisque, la période est à la basse lactation, la marque en question ne pourra pas renouveler ses stocks d’aussitôt. Elle ne peut le faire que dans trois mois à peu près, quand le lait recoulera à flot chez les producteurs ».
Selon une source informée au ministère du Commerce, le fait que la consommation soit concentrée sur cette marque, cela pourrait donner l’impression qu’il y a une pénurie. Il reconnaît, toutefois, l’existence un déséquilibre entre l’offre et la demande.
Et au site d’ajouter: » Notre consommation moyenne s’élève à 35 millions de litres/mois, contre une production de 30 millions de litres/mois, soit un déficit de cinq millions de litres que l’on puise dans les stocks régulateurs, qui en comptent 20 millions de litres jusqu’au début du mois. »
A cela s’ajoute, un problème structurel qui handicape le secteur laitier en Tunisie. « Il s’agit d’un dispositif fragile qui s’appauvrit en infrastructure solide ; les encouragements accordés aux éleveurs n’y font rien. Ces derniers n’arrêtent pas de se plaindre, à juste titre, des charges de plus en plus lourdes, ce qui rend leur activité peu rentable », ajoute la même source.
La faiblesse de la marge bénéficiaire pousse ainsi les professionnels à émigrer vers les dérivés de lait : fromage, yaourts, etc. Des voix commencent à s’élever, revendiquant une augmentation du prix du litre. Globalnet assure, toutefois, qu’une éventuelle augmentation des prix n’est pas à l’ordre du jour.
Peut-on parler d’une pénurie de lait en Tunisie?

Mis à jour le: 12 novembre, 16:19
12 novembre 2009, 16h19
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