Pour la nouvelle Série 5, BMW a choisi le Portugal et la banlieue de Lisbonne en conviant les journalistes à essayer, sur quelques centaines de kilomètres, la dernière née des Bavaroises.
Née en 1972, le cinquième modèle de la Série 5 se positionne tout de suite non pas dans le haut de gamme, mais le très haut de gamme. On le remarque instantanément au vu de ces grands naseaux, de cet arrière ou de cet habitacle qui évoquent la série 7 lancée il y a un an et demi.
Il le fallait au vu de ce que produit la concurrence et notamment Mercedes avec sa nouvelle classe E ! Avec la Série 5 de 2010, BMW conforte, ni plus ou moins, sa position en restant fidèle à son image. Une BMW, ce n’est pas une voiture, c’est une BMW. Une classe à part !
Pour le demeurer, il fallait donc tout changer sans rien changer et ce pour ne pas brusquer les fidèles de la marque qui restent éternellement conservateurs. Sa devancière (la E 60) a été la plus vendue du segment, nous précisent les responsables de la marque lors de la conférence de presse organisée en marge des essais. Depuis son lancement en 1972 (la E12), 5,5 millions de Série 5 ont été vendues. C’est donc clair, le segment importe énormément pour BMW d’autant plus qu’il lui assure de confortables marges.
Le nouveau modèle se présente avec une esthétique qui inspire à la fois le dynamisme et la sportivité. En un mot, résume un responsable, c’est une Berline Série 5 telle qu’elle devrait l’être.
Pour donner cette impression de dynamisme, les naseaux sont plus larges que ceux de la série 7 et plus bas.
N’empêche, on nous assure qu’elle est plus agile que la Série 3. Chose que nous avons rapidement fait de vérifier sur les routes portugaises.
Non seulement, elle est plus agile que la dernière série 3 (il faut dire que nous étions à bord d’une 535), mais en plus elle semble plus nerveuse et plus sportive.
On le vérifiera davantage sur le circuit fermé auquel nous ont conviés les responsables de la marque bavaroise pour pouvoir mesurer, dans les faits, les prouesses.
Si l’on regrette que l’ensemble des modèles (jusqu’à la 550 !) soient bridés à 250 km/h (sécurité oblige), il est bon de noter que les performances du segment s’approchent, de plus en plus, de la série 6. On a atteint ainsi les 100 kilomètres en six secondes !
En revanche, en matière de consommation, c’est vers le bas que le constructeur regarde grâce à sa technologie Efficient Dynamics. Oh que c’est rassurant de constater sur son tableau de bord qu’on roule à 130 km/h en ne consommant que 7 litres aux 100. Et encore ! Sur la 520 D, la consommation n’est que de 5,2 litres aux 100. Sachant que ce modèle est de 184 chevaux, il est donc indéniable que l’on a fait de sérieux progrès pour préserver l’environnement, les émissions de CO2 et le portefeuille du client. Comparée au modèle précédent, la consommation est inférieure de 6% en moyenne, nous affirme un responsable de BMW.
A l’intérieur du véhicule, il est inutile de préciser le confort (le grand confort) et le luxe ressentis par l’utilisation des différentes nobles matières.
La première chose qui nous saute aux yeux est ce retour aux sources : la console centrale est de nouveau orientée vers le conducteur ! Ouf ! Elle est inclinée de 7° nous précise un responsable. Merci !
Ensuite, à l’usage, il est bon de noter qu’il était risqué de prendre le volant sans avoir lu, au préalable, la notice d’utilisation. Il y a tellement de touches, de gadgets, d’options ! Ca commence dès le démarrage, on n’a pas besoin de clé pour faire tourner le moteur. Les non-initiés se perdront assurément ! Les initiés et fidèles, par contre, apprécieront la programmation des sièges (mais pas à l’arrière) le chauffage de ces sièges, la facilité d’accès à certaines options, l’affichage sur le tableau de bord de la consommation de carburant ou de non consommation lorsque le véhicule bascule en mode Efficient Dynamics…
Surtout, la nouveauté (importée de la 7) est l’affichage de certaines données du GPS et de la vitesse sur le tableau de bord. Très pratique pour ne pas perdre la route des yeux. On regrettera, cependant, certaines options que nous avons remarquées sur des modèles supérieurs (la série 5 GT, par exemple) comme la fermeture automatique des portières.
Nous y reviendrons dès la commercialisation du modèle par Jemâa Motors, concessionnaire de BMW en Tunisie. Cela ne devrait pas tarder, le concessionnaire a toujours habitué sa clientèle tunisienne à importer les modèles les plus récents dès la disponibilité des exemplaires adaptés aux pays chauds et poussiéreux. Des modèles que l’on ne retrouve naturellement pas dans le marché parallèle ou parmi ceux ramenés par les Tunisiens de l’étranger.










