Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Tunisie – La gabegie continue dans les entreprises publiques

Après les rébellions enregistrées jeudi 20 janvier contre Moncef Bouden, secrétaire d’Etat à la fiscalité, Moncef Dakhli, PDG de la BNA et Montassar Ouaïli, PDG de Tunisie Telecom (pour ne citer que ceux là) les protestations ont pris vendredi 21 janvier 2011 une autre tournure.
Désormais, ce ne sont plus les PDG seulement qui sont dans le viseur des syndicalistes, mais les cadres aussi.
Ainsi le cas à Tunisie Telecom aujourd’hui où quelque 700 personnes se sont rassemblées depuis 9 heures du matin devant la direction générale aux Berges du Lac et plusieurs autres directions régionales.

Dans le viseur des protestataires, le PDG et tous les contractuels recrutés dernièrement, soit plusieurs centaines de personnes.
Interrogé par Business News, Salem Sioud, secrétaire général adjoint au syndicat de la Poste et des télécommunications, étale ses revendications. Ou, plutôt comme il dit, ses exigences.
– Renvoi immédiat et sans délai de l’ensemble des contractuels recrutés récemment, c’est-à-dire, ceux qui touchent des 3.000, 10.000 et 50.000 dinars et ne correspondant pas à la grille des salaires de l’opérateur.
– Exiger des comptes à toute personne ayant trainé Tunisie Telecom à la situation catastrophique dans laquelle elle est actuellement.
Selon M. Sioud, les Emiratis (actionnaires à 35% dans le capital) n’ont pas droit à plus de deux sièges.
Interrogé s’il est disposé à négocier avec le PDG plutôt que de manifester ainsi, il a répondu qu’il ne veut pas négocier avec ce PDG qui a quitté ses bureaux !

Il se trouve cependant que les déclarations du syndicaliste-protestataire ne collent pas vraiment avec la réalité. Le nombre des personnes touchant des salaires importants (qui n’ont jamais atteint les 50.000 dinars du reste) se compte sur les doigts de la main et il s’agit de compétences avérées débauchées sur le marché international. Quant à la situation de Tunisie Telecom, inutile de préciser que l’opérateur d’aujourd’hui n’a absolument rien à voir avec l’entreprise publique d’hier lorsque les fonctionnaires malmenaient carrément les usagers.
Plus important, les protestataires ont barré la route devant tous les contractuels, or de nombreuses personnes parmi ces contractuels touchent des salaires très ordinaires, collés à la moyenne du secteur et correspondant à la grille de Tunisie Telecom.
Encore plus important, les protestataires qui se trouvent derrière M. Sioud agissent en toute illégalité. Aucune coordination avec la centrale syndicale et aucun préavis. Non seulement de tels agissements fragilisent les instituions publiques tunisiennes, mais fragilisent également l’UGTT qui court vers la décrédibilisation totale puisque sa base agit en dehors des lois réglementant le pays.
Oui à la manifestation syndicale, oui aux revendications, mais à une condition : qu’elles soient légales.

A lire également : Mais que fait le ministre de l’Intérieur ?

Subscribe to Our Newsletter

Keep in touch with our news & offers

Contenus Sponsorisés

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *