Amen Invest, l’intermédiaire en Bourse, vient de publier une note de recherche sur le secteur bancaire en Tunisie.
Dans ce document, Amen Invest fait une synthèse, chiffres à l’appui, de l’activité bancaire en Tunisie entre 2009 et 2011. Il effectue parfois des comparaisons avec le secteur bancaire marocain.
En outre, l’intermédiaire en Bourse revient sur les chamboulements dans le secteur suite à la révolution : le financement de projets par crédits souvent sans les garanties nécessairement demandées qui pourraient avoir un impact sur l’effort d’assainissement des portefeuilles d’actifs dans les années qui vont suivre.
Ainsi à la suite du renversement du régime, les banques de la place ont publié des communiqués sur leurs engagements des membres de la famille de l’ancien régime, et leurs effets sur l’activité de l’exercice échu et l’exercice à venir. Les banques étatiques ont été les plus touchées en termes de montant des engagements mais surtout en termes de classement et de provisionnement des créances classées. Plusieurs banques ont décidé de répercuter les provisions sur ces créances sur l’exercice 2010 alors que d’autres comptent les répercuter sur celui de 2011. Cependant, certaines banques considèrent que ces montants ont servi au financement de projets qu’ils estiment rentables et productifs et qu’une grande partie de ces engagements est couverte par des garanties hypothécaires et financières; Ce qui ne devrait donc, avoir aucun impact sur l’exercice 2010.
Amen Invest considère que l’amélioration de la gouvernance du système économique engendrée par les réformes politiques qui vont suivre la libération du pays sera de nature à instaurer un climat de confiance favorable au développement soutenu du pays.
Par ailleurs, l’intermédiaire en Bourse prédit, en prenant en compte la conjoncture, un exercice 2011 difficile pour le secteur financier et principalement pour le secteur bancaire, puisqu’il y aura lieu de constater une croissance des pertes et des créances classées, et ce conjointement au ralentissement économique qui s’est déjà fait ressentir. Ceci devrait affecter les chiffres de l’exercice 2010 qui semblait jusque là bien parti dans son élan de croissance, étant donné que la majorité des banques cotées ont enregistré une évolution significative souvent à deux chiffres de leurs PNB. A la suite des communiqués publiés par les différentes banques ainsi que leurs communications financières, il apparaît que ce sont les banques étatiques et surtout la STB et la BH qui seront les plus impactées.
Rappelons que le système financier comprend 44 établissements de crédit comprenant 21 banques (dont 11 cotées sur la BVMT), disposant d’un large réseau (1.301 agences) toutes enseignes confondues dont 3 sont spécialisées dans la micro-finance, le financement de petites et moyennes entreprises et la finance islamique. Il regroupe également 14 établissements financiers spécialisés dont 10 sociétés de leasing, 2 établissements de factoring et 2 banques d’affaires ainsi que 8 banques off-shore.
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