Le secteur de l’industrie accapare 30% du PNB et emploie 700.000 personnes. C’est dans ce sens que des efforts ont été consentis par le ministère de l’Industrie et de la Technologie pour éviter la débâcle. Résultat des courses, le bilan du premier trimestre 2011 est correct même si la détérioration de la situation sécuritaire persiste et que les tensions sociales (grèves, sit-in, demandes d’augmentation et de titularisation) ne semblent pas s’apaiser. Une augmentation des exportations industrielles de 11,4 % a été enregistrée contre 12,2% de baisse. Un plan d’actions prioritaires pour le premier semestre a été arrêté par l’administration et présenté par Abdelaziz Rassaâ dans une conférence de presse.
Le plan en onze points sera axé sur le développement régional et la création d’emplois via l’instauration d’un climat social sain, la consolidation de l’infrastructure, le soutien des programmes de formation et d’investissement mais, également, le redémarrage du secteur de l’énergie et l’amélioration des infrastructures des technologies de l’information et de la communication.
La ministre a répondu en vrac aux questions des journalistes sur des projets ou des dossiers gérés par son administration. Le subventionnement des hydrocarbures entres autres qui coûtent à l’Etat deux milliards de dinars en vue du cours actuel du baril à 120 dollars et revendu sur le marché local à 63 dollars. Concernant la raffinerie de la Skhira, M. Rassaâ a expliqué que le projet est au point mort. Aucun terrain d’entente avec les deux investisseurs étrangers qui ont répondu à l’appel d’offres pour l’exploitation du site n’a été trouvé.
Quant à l’électronucléaire, le projet est toujours dans sa phase d’étude et aucune prise de décision n’est à l’ordre du jour. Mais a priori, les études préliminaires n’indiqueraient pas des avantages clairs pour la Tunisie. Outre que l’investissement est très lourd, l’électronucléaire n’a aucun intérêt sans une politique de filières impossible de mettre en place avec l’exigüité du marché tunisien.
Abdelaziz Rassaâ a démenti le projet de privatisation de la Société Tunisienne de Sucre (STS) puisque la mission de ce gouvernement est uniquement de gérer les affaires en cours jusqu’à la tenue des élections.
Des efforts sont menés en collaboration avec les autorités locales de Gabès pour débloquer la situation du Groupe Chimique qui perd actuellement à cause des sit-in cinq à six millions de dinars.
Pour ce qui est de la découverte de réserves pétrolières à Bir Bouhajla, l’information a été niée par le ministre.










