L’Institut de la finance internationale (IIF), un centre de recherches de Washington monté par les grandes banques de plus de 70 pays, a indiqué, mardi 3 mai 2011, entrevoir des récessions cette année dans cinq pays arabes : la Tunisie, l’Egypte, la Libye, la Syrie et le Yémen.
La Tunisie et l’Egypte devraient voir leur PIB reculer de 1,5% et 2,5% respectivement.
Tous ces pays devraient subir les contrecoups de la «destruction de l’activité économique» causée par les révoltes, selon le Jordanien Georges Abed, le directeur du département Moyen-Orient de l’IIF.
«En Egypte, il y a un certain nombre de grands projets qui étaient dirigés par des membres de la vieille garde qui sont maintenant en prison», a-t-il expliqué.
«Un autre facteur, ce sont les grèves qui ont suivi les révoltes", a ajouté M. Abed. "Le tourisme a véritablement chuté, en Egypte, en Tunisie, en Jordanie, en Syrie, pays qui dépendent pas mal de l’activité touristique».
L’IIF n’a pas fait de projections pour la Libye étant donné le conflit en cours, qui a paralysé la principale activité économique du pays, la production de pétrole.
Le Yémen devrait être, selon l’Institut, le pays souffrant le plus, avec une contraction de 4% de son produit intérieur brut.
En Syrie, autre pays secoué par des manifestations violemment réprimées, cette contraction devrait être d e 3%.










