Ceux qui voulaient annuler la date du 24 juillet et reporter les élections ont-ils fini par obtenir gain de cause ?
Visiblement oui si l’on témoigne par les propos de Iyadh Ben Achour dans un entretien accordé au quotidien La Presse qui titre à sa une « report de la date des élections ».
Officiellement, rien n’est encore décidé, mais il est probable que le Premier ministre en parle ce soir, au cours du débat télévisé programmé à 19 heures.
Selon M. Ben Achour, l’élaboration de la loi électorale, le débat qu’il a suscité avant son adoption par le Conseil de l’Instance et puis par le gouvernement ont pris beaucoup plus de temps que prévu. Sa promulgation, initialement prévue avant le 31 mars dernier, ne se fera finalement qu’au cours de la semaine prochaine. Soit avec plus de deux mois de retard, c’est-à-dire à quelque 75 jours de l’échéance du 24 juillet, un délai jugé trop court.
Les élections seront-elles alors repoussées ? «C’est très probable, indique M. Ben Achour, d’autant plus que la commission supérieure indépendante qui sera chargée de l’organisation des élections n’est pas encore constituée. Demain lundi, nous procèderons au sein de l’Instance au choix de ses 16 membres parmi les 70 candidats présentés par les instances concernées».
Il faudra encore deux à trois mois pour être fin prêt pour cette importante échéance. C’est pourquoi octobre ou novembre seraient mieux indiqués pour le déroulement des élections, conclut le président de l’Instance supérieure pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique.
La question est entre les mains du gouvernement de M.Béji Caïd Essebsi qui jugera de l’opportunité de la date.
Il reste à savoir maintenant si ces nouvelles dates, au cas où elles seraient décidées, ne soient pas reportées encore une fois à leur tour.
D’autres problèmes surgiront, d’autres différends naitront et ceux qui ont un quelconque intérêt n’hésiteront certainement pas à créer ces problèmes.










