La 26ème édition des Journées de l’Entreprise se dérouleront les 9 et 10 décembre 2011. Le rendez-vous annuel organisé par l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprise aura pour thème « L’Entreprise et Schéma de développement : Engagement et Equité ».
Cinq panels sont prévus. Comme pour les précédentes éditions, des personnalités tunisiennes et étrangères, des affaires et de la politique prendront part aux débats. Le programme officiel annonce la présence du Premier ministre au 3ème panel traitant de la régionalisation du développement et de la discrimination positive, mais sans nous préciser s’il s’agit du Premier ministre sortant ou de celui qui sera bientôt en poste.
La 26ème session des Journées de l’Entreprise, révolution oblige, analysera les défaillances de l’ancien modèle de développement qui favorisait les performances économiques au détriment de la justice sociale. Le nouveau rôle de l’entreprise tunisienne et du secteur privé dans un contexte de transition démocratique devra être défini. Idem pour le pacte social qui devra être négocié démocratiquement pour favoriser une croissance forte. Des préoccupations telles que la rémunération dans le secteur privé et son impact sur le pouvoir d’achat et la compétitivité seront, pour la première fois, débattues par les décideurs et les opérateurs économiques.
Le texte de présentation de cette édition préfère parler de « développement des territoires » que de développement régional car « les plans d’action et les solutions doivent être locales, spécifiques et adaptés tout en étant cohérents et complémentaires ». Sur ce point, la question principale est relative au partenariat Etat/ entreprise, du nouveau comportement qu’adoptera l’administration et de la nouvelle approche de l’investissement public.
La relance de l’investissement sera, également, débattue lors de cette édition et les interrogations du secteur privé sur le rôle qu’il aura à jouer dans le cadre des plans de relance initiés par les institutions internationales et le G8 ne manqueront pas d’être posées. Des débats qui favoriseront, selon les souhaits des organisateurs, l’émergence du secteur privé, de nouveaux champions locaux et de consolider l’idée de l’émergence de la responsabilité…










