Près de 150 notaires ont organisé ce matin, 28 février, un rassemblement devant la Constituante pour réclamer des négociations de leur statut avec le ministère de la Justice, ainsi que des éclaircissements sur la question du «Ma’zoun» (notaire religieux), soulevé dans une commission de la Constituante, «pressentie pour rédiger les actes de mariage».
Les manifestants ont expliqué que «cette fonction n’a jamais existé en Tunisie» et se sont interrogés sur «la raison ayant poussé à l’évoquer en ce moment». D’autres ont souligné qu’il s’agit plutôt d’une manœuvre d’avocats pour «leur retirer d’autres compétences, en se référant aux contrats de vente».
Un manifestant, venant de Hammamet, a rappelé que «les notaires ont souvent rédigé des contrats de mariage pour des étrangers et c’est un honneur pour les notaires tunisiens». Il s’est demandé si « les ma’zoun pourraient faire ça».
Une délégation de notaires a rencontré des députés de la Constituante, notamment, ceux du CPR, qui ont été derrière cette proposition. Il a été décidé suite à cette rencontre de retirer ladite proposition.
Les notaires sont certes contents de ce retrait mais ils persistent à demander une rencontre avec le ministre de la Justice pour débattre de leur statut.
Mounir Ben Mahmoud










