Dans une déclaration pour le journal français Les Echos, M. Ahmed Néjib Chebbi, distingue trois catégories de la population tunisienne post-élection.
En réponse à l’interrogation concernant un éventuel rejet par les Tunisiens de ceux qu’ils ont élus il y a quatre mois, M. Chebbi a infirmé cette hypothèse tout en expliquant : « On est loin du rejet qu’on a connu sous l’ancien président Ben Ali. » !
A cet effet, il explique qu’une première catégorie, « ceux d’en bas, les laissés-pour-compte et les chômeurs » pour reprendre son expression, « sont dans une confrontation directe avec le représentant de l’Etat au niveau local -le sous-préfet ». Ainsi, commente le journal, quelle que soit sa couleur politique, c’est de lui seul qu’ils attendent une amélioration de leur situation.
Quant à la deuxième catégorie, la bourgeoisie libérale, en l’occurrence, elle est « beaucoup plus frileuse » et craint pour ses libertés et sa sécurité.
La troisième et dernière frange, selon M. Chebbi, demeure celle des couches moyennes, «elles ont peur pour leur emploi et leur pouvoir d’achat, car les salaires ne bougent pas tandis que les prix flambent. Ces couches moyennes, qui représentent la grande masse des Tunisiens, sont dans la déception».
Au lieu de tirer sur les perdants des élections, la Troïka aurait dû travailler avec les «loosers» pour profiter – au-moins- de leur expérience.










