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Ahmed Brahim, prêt à céder sa place

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    Il ressort de la conférence de presse, tenue ce matin du 7 mars 2012, au siège du parti Ettajdid qui prépare son 3ème congrès que le Premier secrétaire du parti, Ahmed Brahim, est prêt à céder sa place de leader, «dans une logique d’alternance en harmonie avec l’esprit de la révolution du 14 janvier», comme il l’a dit, lui-même, au cours de son intervention inaugurale.

    Ettajdid a tenu cette conférence pour communiquer avec la presse sur la tenue de son 3ème congrès qui s’ouvrira demain et s’étalera sur trois jours en présence de près de 300 congressistes.
    Ahmed Brahim a souligné que le thème central du congrès est «l’unification des forces démocratiques pour la réalisation des objectifs de la révolution». Il a précisé que l’ordre du jour du congrès consistera à débattre et adopter deux documents. Le premier concerne la feuille de route de la transition démocratique dans le champ politique, alors que le deuxième s’intéresse au modèle de développement, qui «devrait être dans l’intérêt de toutes les couches populaires», selon Ahmed Brahim.
    Tout en affirmant la complète adhésion d’Ettajdid à l’objectif de réunification des forces démocratiques et l’engagement pionnier du parti dans cette démarche, le Premier Secrétaire d’Ettajdid a également confirmé l’existence d’un courant social de gauche démocratique qui met en avant les valeurs de la justice sociale.
    «Ce courant est actuellement représenté par la coalition Ettajdid, Parti du travail tunisien (PTT) et les indépendants du Pôle démocratique moderniste (PDM). Il va tenir prochainement un congrès de réunification transitionnelle, sur la voie d’une union globale de tout le mouvement démocratique», a expliqué Ahmed Brahim, en réponse à une question sur les nuances à faire entre les différentes fusions programmées avec, d’une part, le Parti démocratique progressiste (PDP) et Afek Tounes et avec le PTT et le PDM, d’autre part.
    Pour ce qui est des éventuelles entraves de l’union globale, Ahmed Brahim a insisté sur le fait qu’il devrait s’agir «d’une co-fondation, une co-construction» et, non, «d’une fusion dans l’un des partis», dans un message clair au PDP.
    Concernant l’initiative de Béji Caïd Essebsi, Ahmed Brahim a réaffirmé le soutien d’Ettajdid à ce projet car «le pays a besoin d’une large alliance entre toutes les forces appartenant au mouvement de réforme nationaliste, qui devrait être beaucoup plus large que les initiatives actuelles et permettrait une possibilité de transition au pouvoir».

    Mounir Ben Mahmoud

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