Après de multiples concertations lors du dernier jour du 3ème congrès du mouvement Ettajdid, dimanche 11 mars 2012, le Premier Secrétaire sortant, Ahmed Brahim, a maintenu sa candidature et a été reconduit à la tête du mouvement en tant que président, contrairement à toutes les attentes.
Trois secrétaires généraux ont été désignés : Boujemaâ Remili, Secrétaire général -coordinateur général ; Samir Taïeb, Secrétaire général – porte-parole et Jounaïdi Abdeljawed, Secrétaire général chargé de la mobilisation.
Cette décision consensuelle a suscité beaucoup de remous dans la salle du congrès dans la mesure qu’elle n’a pas été adoptée en séance plénière. Elle a escamoté toutes les autres décisions du congrès, notamment la parité dans toutes les instances, puisque cette parité n’a pas été concrétisée dans cette direction. En plus, cette décision n’allait pas dans le sens de l’allocution d’ouverture d’Ahmed Brahim, qui a annoncé une alternance dans le parti, initiée par l’esprit de la révolution du 14 janvier.
Plusieurs congressistes ont exprimé leur déception : ‘Ce congrès n’a pas donné le signal nécessaire de tourner la page d’une étape, pour ouvrir une autre porteuse d’un nouvel élan’, a souligné Aymen, un jeune congressiste de 26 ans. Son amie Sana, militante d’Ettajdid, n’a pas caché son amertume : ‘c’est une parité de façade. Point de femme aux hautes sphères et même pas un nouveau visage, c’est vraiment décevant’.
La direction d’Ettajdid se dit certes provisoire dans la mesure qu’il y aurait bientôt fusion avec le Parti du travail tunisien et les indépendants du Pôle démocratique moderniste. Mais rien n’indique que le même statisme ne sera pas observé lors de la formation des instances de ce nouveau parti, font remarquer plusieurs congressistes. ‘Ettajdid aurait dû donner l’exemple du changement de cap. Dommage !’, ont-ils regretté.
Les élections du comité central d’Ettajdid se sont poursuivis jusqu’à une heure tardive de la nuit.










