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Tunisie – Diplomatie gouvernementale avec l’Europe, beaucoup à gagner!

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    Lors de la 53ème cellule de communication du Premier ministère du 16 mars 2012, Ridha Saïdi, ministre chargé des affaires économiques et sociales, a présenté une description récapitulative des visites effectuées du 13 au 15 mars 2012, par le chef du Gouvernement provisoire, Hamadi Jebali, respectivement en Allemagne et en Italie.

    Dans sa première visite, effectuée en Allemagne, M. Jebali a rencontré le président du parlement Norbert Lammert et la chancelière allemande Angela Merckel. Une conférence, intitulée «La Tunisie, un an après la révolution», a été organisée à cette occasion suivie d’un débat. M. Saïdi a déclaré qu’une phrase assez symbolique a été prononcée par la chancelière : «Faites-nous confiance!», une phrase qui résume bien la volonté des Allemands à collaborer et leur disposition de venir en aide à la Tunisie, sur les plans, politique, social et civilisationnel.
    Par ailleurs, M. Jebali a déclaré l’existence d’un autre «Mur de Berlin» en Tunisie, qui divise la Tunisie, en deux, la zone de l’intérieur, marginalisée et défavorisée et celle de la côte, prospère. M. Jebali a, de ce fait, utilisé cette métaphore afin de mettre l’accent sur le partage inéquitable des richesses entre les régions en Tunisie, comme cela était le cas entre les deux Allemagnes avant leur union. Une situation que les Allemands connaissent bien et peuvent comprendre.

    En ce qui concerne la seconde visite, celle de l’Italie, M. Saïdi a précisé que M. Jebali a été reçu également par le chef du gouvernement Mario Monti, le président de la République, Giorgio Napolitano et le président Sénat, Renato Schilani. Outre les questions économiques et financières, l’émigration clandestine a été au cœur des discussions entre les parties tunisienne et italienne, afin de mettre en place une stratégie adéquate susceptible de cerner le phénomène et de le limiter.

    En marge de cette cellule de communication, M. Saïdi a ajouté qu’un voyage en France du chef du gouvernement provisoire tunisien était prévu, mais qui a été reporté pour cause de campagne électorale présidentielle.
    Evoquant les réticences des Européens vis-à-vis de la destination tunisienne, s’explique entre autres par les informations diffusées au quotidien par les médias, concernant les salafistes, tout en précisant qu’en Tunisie, il y a deux extrémismes, celui des islamistes et celui des laïcs, selon ses propres dires.

    D.M

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