Hamadi Jebali, chef du gouvernement, s’est adressé, aujourd’hui lundi 19 mars 2012, au peuple tunisien à l’occasion de la commémoration du 56ème anniversaire de l’indépendance tunisienne, dans un discours qui manquait de son aisance et de son sourire habituels.
A cette occasion, il a assuré que l’édification de «la nouvelle Tunisie post-révolutionnaire se fera à travers l’élaboration d’une nouvelle constitution qui sera celle de tous les Tunisiens, et qui traduira les aspirations et les revendications de tous les citoyens sans occulter aucune partie et sans prendre en considération leurs appartenances». Une Constitution qui devra être, selon ses dires, «démocratique et représentative de tout le peuple tunisien, sans favoriser une partie en dépit d’une autre, sous couvert de légitimité révolutionnaire».
Et au Premier ministre d’ajouter «la nouvelle Constitution devra traduire l’identité du pays et son régime républicain et démocratique et prendre en considération les symboles nationaux de la Tunisie au-delà des considérations politiques et idéologiques». Responsabilisant ainsi ce qu’il appelle «la majorité » qui ne devra pas «se laisser griser par son grand nombre d’élus et tendre la main aux minorités [NDLR : l’opposition] privilégiant ainsi l’intérêt national».
Lors de cette allocution, Hamadi Jebali a tenu à saluer le «sacrifice des martyrs qui ont perdu la vie afin de restituer la souveraineté du pays et son appartenance culturelle» et à rendre hommage à l’ensemble des citoyens tunisiens, faisant appel à leur sens de la patrie pour faire avancer le pays.










