Lors de la conférence de presse, tenue par le parti Ettajdid mercredi 21 mars 2012, pour présenter les résultats de son 3ème congrès, le nouveau secrétaire national chargé de la coordination, Boujemaâ Remili a confirmé l’adhésion de son parti à l’initiative de l’ex-Premier ministre Caïd Essebsi, «devenue une initiative nationale», a-t-il précisé.
«Si Béji a eu le mérite de lancer cette idée de réunir un front sur la base d’une plateforme nationale, défendant la république moderniste et démocratique et préservant les acquis civilisationnels de la Tunisie», a souligné Boujemaâ Remili, ajoutant : «la problématique posée, c’est de garantir l’efficience de cette action à établir un nouvel équilibre politique, tout en coupant avec les symboles du régime déchu».
Le secrétaire national chargé de la coordination d’Ettajdid a annoncé comme imminente cette initiative, tout en insistant sur le fait que «tout le monde a retenu les leçons de l’expérience des élections du 23 octobre». «Il s’agit donc de faire des alliances sur la base de dénominateurs communs», a-t-il expliqué.
Ettajdid n’a pas uniquement soutenu cette initiative. Il a également annoncé une convention nationale, le 2 avril prochain, avec le Parti du travail tunisien et les indépendants du Pôle démocratique moderniste. Une coordination ressortirait de cette convention.
Par ailleurs, les démarches unionistes avancent avec les partis PDP, Afek Tounes, le Parti républicain, etc. Un accord de principes est déjà obtenu pour fusionner. «Ne restent que les détails», a précisé Ahmed Brahim, président d’Ettajdid.
Le secrétaire national chargé de la mobilisation, Jounaïdi Abdeljaoued, a espéré que «le nouveau parti préserve les valeurs identitaires d’Ettajdid qui a toujours œuvré pour la démocratie et l’équité sociale».
Les prochains jours annonceraient donc des bouleversements sur l’échiquier politique tunisien, en vue «d’assurer la plateforme pour une possible alternance».










