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Tunisie – Rafik Abdessalem : «Des minorités nous mettent des bâtons dans les roues»

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    Invité à la 54ème cellule de communication du Premier ministère, Rafik Abdessalem, ministre des Affaires étrangères était présent à la Kasbah ce vendredi 23 mars 2012, afin de faire le point sur la diplomatie tunisienne et les relations du gouvernement avec l’extérieur.

    Rafik Abdessalem, venu seul, a commencé, le sourire aux lèvres, par affirmer que la politique extérieure du pays n’est pas l’apanage du gouvernement actuel, ni de celui qui l’a précédé, mais qu’elle est le fruit d’une histoire et de successions de civilisations et de régimes, qui font de la Tunisie, ce qu’elle est devenue aujourd’hui, c’est-à-dire au cœur d’une multitude de dimensions.
    Que ce soit à l’échelle méditerranéenne, maghrébine, arabe ou mondiale, M. Abdessalem a affirmé que les relations diplomatiques de notre pays sont bien développées et multilatérales. Le ministre a ajouté que «notre diplomatie n’est pas classique, il s’agit d’une diplomatie énergique et vivante».
    Ceci étant dit, le chef de la diplomatie a présenté par la suite un bref aperçu des déplacements et voyages entrepris par son cabinet depuis le début de son mandat. Il a, cité des visites faites en Libye, Turquie, Liban, Emirats Arabes Unis, Adis Abeba, Allemagne, Maroc, Italie et enfin Qatar. Le questionnant sur «la froideur diplomatique» avec la France, pourtant premier partenaire économique, M. Abdessalem a répondu que les relations franco-tunisiennes sont bonnes et que la visite de M. Juppé, en est la preuve. Sauf que M. Abdessalem n’a pas donné plus d’explication sur les visites officielles tunisiennes en France, qui tardent à venir.

    Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères a exprimé son inquiétude par rapport au coup d’Etat survenu au Mali, précisant que le destin a voulu que M. Triki, secrétaire d’Etat tunisien, soit en visite dans ce pays au moment du renversement du régime.

    Se défendant des critiques qui lui ont été adressées suite à ses propos récents à Doha, M. Abdessalem a affirmé que «des minorités mettent les bâtons dans les roues et bloquent le développement», tout en précisant «ne pas parler de complot!».

    Par ailleurs, Rafik Abdessalem préfèrera ne pas s’attarder sur les mouvements internes qui touchent aujourd’hui son ministère, et le mécontentement grandissant des fonctionnaires, affirmant simplement que, pour sa part, il n’y a aucun problème et que «sa porte est ouverte».


    D.M

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