Lors du point de presse organisé dans l’après-midi du mercredi 28 mars 2012, Samir Dilou a présenté des éclaircissements concernant les incidents survenus hier, suite au sit-in des blessés de la révolution devant le siège du ministère des Droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle.
M. Dilou a commencé par dire que «malheureusement, l’action des blessés, quoique tout à fait légitime et compréhensible, a été instrumentalisée et politisée par certains partis politiques». Il a ajouté que ces victimes parmi les blessés ainsi que les familles des martyrs méritent mieux que d’être utilisés à des fins politiques.
M. Dilou a ajouté que les discussions avec ces blessés se sont faites au sein du ministère d’une manière pacifique et paisible mais que d’autres personnes appartenant à deux partis politiques et des associations se sont immiscés dans l’affaire et ont provoqué les troubles. Il a même précisé qu’un secrétaire général d’un parti s’était déplacé sur les lieux accompagné de deux gardes-du-corps!
Par ailleurs, le ministre a survolé le communiqué des protestataires, mettant en exergue l’aspect illogique, inapproprié et manquant de sérieux des revendications y figurant. M. Dilou a, en outre, affirmé que les délais revendiqués pour la régularisation de la situation de ces blessés, ne dépendent pas des compétences de son ministère.
Revenant sur la question des agressions des blessés au sein du ministère, Samir Dilou a affirmé qu’un seul blessé, nommé Foued Laâjimi, dont la jambe a été amputée, a effectivement été «bousculé» et que lui-même et les responsables lui ont présenté des excuses. «Quant aux autres agressions, à ceux qui le prétendent de prouver leurs dires!», a-t-il conclu.










