Par Nizar BAHLOUL
Les médias, les analystes et les commentateurs ont rapidement crié au scandale la semaine dernière après que quelques salafistes aient escaladé l’horloge de la Place du 14-Janvier et les quelques échauffourées avec des artistes.
Ce à quoi on ne pense jamais, et comme nous le rappellent systématiquement les membres du gouvernement et du parti au pouvoir, le fait même de crier au scandale fait peur aux touristes et aux investisseurs. Il ne s’agit pas d’occulter les vérités, il s’agit de les présenter autrement.
Pour l’histoire de l’horloge par exemple, on aurait pu dire que quelques jeunes Tunisiens ont escaladé l’horloge pour booster l’animation à Tunis. De pareilles escalades, on en voit tous les jours à Tozeur et Nefta sur les palmiers et elles attirent énormément les touristes. Pourquoi ce qui est applaudi à Tozeur serait-il décrié à Tunis ?
Je ne vous cache pas, j’aurai bien imaginé un titre sur Business News, Le Maghreb ou Mosaïque FM du style, des salafistes ingénieux créent de l’animation et de la joie à Tunis. Ou encore, des salafistes finissent par trouver un emploi en réadaptant l’alpinisme à la sauce tunisienne.
Tout est question de bonne ou de mauvaise foi quand on présente les choses.
L’affaire du Théâtre aurait dû aussi être abordée autrement par ces médias ayant 0,00% d’audience tels Business News, Le Maghreb ou Mosaïque FM. C’était bien la Journée mondiale du Théâtre et ces médias ont vu des incidents, là où il y avait une simple animation classique entre comédiens. Les uns avaient mis des masques de clowns et les autres ont mis des barbes. Ils jouaient un spectacle en plein air et les échauffourées (présentées comme scandaleuses par ces médias) ne sont qu’une partie du spectacle.
Le même jour de célébration du Théâtre, un prêcheur a appelé à la mort de BCE, ont dit les médias. Mais ça aussi personne n’a compris. Le bonhomme parlait au second degré, mais puisque les médias sont encore au niveau zéro degré, ils n’ont pas compris les belles paroles de ce formateur de prédicateurs qui parlait de mort politique.
Idem pour l’autre prédicateur qui criait « mort aux juifs ». C’était juste une répétition d’une pièce de théâtre qu’on préparait pour épingler Hitler et remémorer la Shoah. La Tunisie, en bon pays tolérant, a toujours accueilli les juifs et les a défendus face aux Allemands lors de la seconde guerre. Il faut donc que nos enfants apprennent l’Histoire et sachent que cette terre qui abrite la plus vieille synagogue du monde, est une terre d’accueil et de tolérance. Le salafiste faisait donc une répétition de la pièce où il devait jouer le rôle d’Hitler et il répétait « mort aux juifs ». Il n’a jamais été question d’antisémitisme ou de haine comme l’ont présenté certains médias malintentionnés.
D’ailleurs, la preuve que tout cela est vrai, c’est que ni ce salafiste, ni ce prédicateur n’ont été dérangés par les autorités.
La police, elle, a tout compris. Elle sait distinguer les spectacles de rues des bagarres. Elle sait interpréter un discours prononcé au second degré d’un discours menaçant et appelant à la haine.
Et il ne faut surtout pas dire que la police est incompétente, c’est faux. Car la police sait réagir quand il le faut. Elle a bien attrapé ce quidam qui a dessiné un graffiti provocateur sur le mur d’une mosquée, non ? Ce bonhomme est dangereux et a été tout de suite mis au cachot grâce aux fins limiers de Laârayedh.
Et quand de petits terroristes en herbe qui se croyaient plaisantins en insultant sur Facebook le Prophète Mohamed disparu au 6ème siècle, la police les a tout de suite arrêtés. Même la justice a été rapide et a condamné ces énergumènes qui troublent l’ordre public à sept ans de prison. Tout ça pour dire que police et justice fonctionnent parfaitement, contrairement à ce que disent les médias « boudourou » et les contre-révolutionnaires de Facebook.
Non, franchement, il faut penser à l’avenir de la Tunisie et à son tourisme. Il faut que les médias cessent de voir du mal partout et de présenter une mauvaise image du pays. Comme l’a si bien dit Rafik Abdessalem, les médias tunisiens présentent le pays comme s’il était la Somalie.
Tiens, à propos de M. Abdessalem quand il a parlé des 500 kilomètres de cotes. Il parlait bien sûr des cotes qataries là où il était au moment de son intervention. Mais les médias mal intentionnés ont transformé un lapsus tout à fait innocent en une faute grotesque qu’un gamin de 12 ans ne ferait pas. Qui croirait, pensez-vous, qu’un ministre des Affaires étrangères ne connaisse pas la longueur des cotes de son pays ?
Et ce qui est valable pour les médias est valable pour l’opposition qui a perdu les élections. Elle aussi, elle doit cesser de voir le mal partout.
Elle a crié au scandale par exemple suite aux dernières nominations des gouverneurs, tous de tendance nahdhaouie.
Mais l’opposition a oublié que le traitre BCE a nommé des incompétents qu’il fallait remplacer par des gens compétents. Et ce n’est pas de leur faute si, par pur hasard, ces hautes compétences avérées sont d’Ennahdha. D’ailleurs, c’est un pléonasme, quand on est une haute compétence, on est intelligent et si on est intelligent, c’est que l’on est forcément soit salafiste, soit nahdhaoui. Y a pas à dire. Et ceux qui disent le contraire sont soit malades, soit mécréants.
La Tunisie a besoin d’assurance, de confiance et de joie. Mais opposition et médias ne font que parler de choses qui dérangent et qui inquiètent.
Qu’ils profitent un peu de la vie et fassent un peu de théâtre et beaucoup de cinéma comme nous!
Pour un 1er avril comme aujourd’hui, ils devraient penser par exemple à pondre des chroniques et des blagues pour rire en guise de poisson d’avril. Mais vu qu’ils ont des QI proches du 0, à l’image de leurs résultats aux élections, il n’y a pas grand espoir à tirer d’eux.










