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Tunisie – Les pays arabes et européens rechignent à rapatrier l’argent du clan Ben Ali

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    Lors de l’audience du gouverneur de la Banque centrale, Mustapha Kamel Nabli, auprès de la commission de la réforme administrative et de la lutte contre la malversation, sur la problématique du rapatriement des fonds spoliés à l’étranger par le clan de la famille Ben Ali, il a été question de la lenteur de telles procédures et du manque de collaboration par plusieurs pays, y compris des pays européens.

    En effet, en plus des pays arabes comme les Emirats Arabes Unis, le Qatar, l’Arabie Saoudite ou le Maroc, qui n’ont pas donné suite aux requêtes tunisiennes, d’autres pays européens n’ont pas donné de réponses avec la célérité requise. Pourtant, ils n’ont cessé d’exprimer leur soutien à la révolution tunisienne.
    Par ailleurs, pour le moment, seule une affaire a été gagnée auprès de la justice libanaise. Il s’agit d’un petit compte courant ouvert au Liban au nom de Leila Ben Ali, où sont déposés 28 millions de dollars. On attend juste l’accord des autorités publiques libanaises pour le rapatriement de ces fonds.

    A signaler que le rapatriement des fonds du Président nigérian, Abacha, a nécessité près de 11 ans. La Tunisie s’est attaché les services du même cabinet d’avocats qui est parvenu à gagner cette affaire.
    Mustapha Kamel Nabli a affirmé que les autorités tunisiennes ont amélioré leur approche dans cette affaire grâce à une meilleure expertise du sujet. Elles ne se limitent plus à la collaboration juridique. Mais elles s’attaquent à la question à partir des logiques juridiques du pays d’accueil.

    Ainsi, en Suisse, il s’agit de démontrer que les personnes poursuivies par la Tunisie se sont organisées en bande criminelle pour un objectif illégal. "C’est pratiquement chose acquise", a affirmé Mohamed Askri, le représentant du ministère de la Justice dans la commission dirigée par le Gouverneur de la BCT.
    Suite à cette décision inéluctable, les autorités suisses vont demander au clan Ben Ali de démontrer les origines de leurs fonds. Autrement, ces fonds seraient rapatriés en Tunisie.

    La commission espère que les autres autorités, même européennes, feront preuve du même sens de collaboration.

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