Les règles en Islam exigent que l’on ne cite ses morts que pour en dire du bien. Mais pour certains militants d’Ennahdha, ces règles ne sont applicables qu’en période électorale.
Le 6 avril 2012, la Tunisie célèbre le douzième anniversaire de la mort du leader Habib Bourguiba, leader de l’indépendance et fondateur de l’Etat moderne.
Le journal El Fejr, organe du parti au pouvoir Ennahdha, a préféré célébrer à sa manière cette commémoration dans son édition du vendredi 6 avril en consacrant au défunt près de deux pages de dénigrement sévère.
Une véritable réécriture de l’Histoire et une déformation nette des réalisations de Habib Bourguiba. A lire El Fejr, on croirait Bourguiba n’a rien fait de bon pour le pays et si ce n’était pas lui, la Tunisie serait meilleure que la Corée du Sud.
Un jour, un ministre est venu voir Bourguiba pour lui dire que l’Enseignement coûte cher au budget de l’Etat. Réponse du premier président de la République tunisienne : «essayez donc l’ignorance!».
Ennahdha célèbre à sa manière la commémoration de Habib Bourguiba
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