Le ministère de l’Intérieur s’est résolu à appliquer à la lettre sa décision d’interdire les manifestations à l’avenue Habib Bourguiba.
Vers 10h30, les quelques milliers de manifestants présents (moins de cinq mille au début, mais tout le monde n’était pas encore arrivés) étaient réunis devant le Théâtre municipal. Ils se dirigeaient vers le ministère de l’Intérieur, à quelques centaines de mètres. Les agents de l’ordre présents leur ont facilité la tâche en retirant les barrières. Une fois les manifestants passés, ils ont été aspergés de gaz lacrymogènes afin de les disperser. Les manifestants ont répliqué par des jets de pierre dans une tentative de forcer les policiers à reculer.
Nos journalistes présents sur place disent qu’il n’y a pas encore d’agressions physiques, à coups de matraques, mais cela ne saurait tarder, craignent-ils.
En effet, quelques minutes plus tard, vers 10h45, on a constaté des agressions par des matraques, non seulement de la part de policiers en tenue officielle, mais également par des agents en tenue civile ordinaire, comme s’ils étaient de simples citoyens. On a également constaté quelques cas d’étouffements.
Nous mettrons à jour cet article au fur et à mesure de l’évolution de la situation. Et il est fort à craindre qu’elle va évoluer vers le pire.
Photo Tunisiens libres et tolérants










