Prenant part à la 59ème cellule de communication du 17 avril 2012, Noureddine Bhiri, ministre de la Justice a présenté un discours plutôt politique qu’informatif.
Il a affirmé « qu’à chaque pas avancé, à chaque étape franchie vers la réalisation de la justice transitionnelle, certains (et je n’accuse personne), orchestrent des campagnes médiatiques afin de mettre en doute l’indépendance de la justice. Il a précisé que d’anciens «compagnons de prisons», qui figuraient parmi les militants contre l’ancien régime, reprennent à chaque fois les accusations de dépendance de la justice , servant ainsi, selon lui, les agendas politiques et risquent de ralentir la poursuite des symboles de l’ancien régime, voire même de les voir échapper à la justice.
Quand on lui a posé la question sur l’utilité d’avoir deux ministères, l’un pour la Justice, l’autre pour la Justice transitionnelle, s’occupant à peu près des même affaires, avec un risque de chevauchement des tâches, M. B’hiri a affirmé que le gouvernement a fait le choix de créer les deux ministères afin que les procédures aillent plus vite et qu’on puisse gagner du temps. Il n’a cependant pas démontré, comment l’existence de ces deux ministères peut faciliter la tâche à la justice.










