Thierry Courtaigne, vice-président et directeur général du MEDEF International, union syndicale patronale française, présent à Tunis dans le cadre du «Tunisia Investment Forum» organisé dans la banlieue nord de Tunis les 14 et 15 juin 2012, a accordé à Business News un entretien exclusif.
Rappelons qu’au mois d’avril 2011, quatre ministres tunisiens du gouvernement de Béji Caïd Essebsi accompagnés d’une délégation de chefs d’entreprises tunisiens étaient invités au MEDEF en France à l’occasion d’une rencontre-débat sur le thème: La Tunisie en 2011, une nouvelle politique pour une nouvelle croissance.
Le forum de cette année, s’intitule : La nouvelle Tunisie, défis à relever et opportunités à générer», un forum qui a coïncidé avec l’avènement des récents troubles de l’ordre public. Ces troubles ne semblent, en aucun cas, avoir dissuadé les participants au forum essentiellement les investisseurs et hommes d’affaires étrangers qui ont massivement répondu présents à ce forum.
M. Courtaigne, répondant à la question sur l’évolution de la collaboration entre les entrepreneurs et investisseurs étrangers en Tunisie, a affirmé que «le monde est en perpétuel mouvement, ça bouge partout, ça se transforme continuellement. La Tunisie respire avec le monde et il devient donc nécessaire pour nous de changer notre vision du monde et de la Tunisie entre autres! La Tunisie n’a pas perdu de son attractivité, elle a tout simplement changé».
Les perturbations, les turbulences arrivent, selon M. Courtaigne, dans tous les pays du monde, notamment après les révolutions. «Ce qui est crucial dans le monde des affaires, c’est la communication. Essentiellement, les Tunisiens doivent communiquer sur les atouts que peut présenter l’investissement en Tunisie, ainsi que les opportunités économiques disponibles.
En second lieu, les investisseurs étrangers, qui ont investi depuis des années en Tunisie et dont les affaires fleurissent, doivent également communiquer, parler de leurs projets à d’autres investisseurs. Bien entendu, ces investisseurs doivent également s’exprimer par rapport aux difficultés qu’ils rencontrent, sur le plan administratif par exemple …etc».
«L’essentiel c’est de se rapprocher, de jouer la carte de la transparence et de débattre ensemble sur les possibilités d’investissement et dialoguer autour des projets. La communication instaure la crédibilité. Quand il y a crédibilité, il y a confiance et lorsqu’il y a confiance, il y a investissement. C’est aussi simple que ça!», a-t-il précisé.










