Le procès du doyen de la Faculté des Lettres de la Manouba, Habib Kazdaghli, a été reporté au 25 octobre prochain.
Le procès a été marqué par la présence massive d’un grand nombre de citoyens, de militants et de personnalités politiques. On citera notamment Souhir Belhassen, présidence de la Ligue Internationale des droits de l’Homme ou Ahmed Brahim, président d’El Massar.
M. Kazdaghli est accusé, sans preuve aucune, d’avoir agressé une étudiante portant le niqab. Une mise en examen incompréhensible puisque, ce jour-là, M. Kazdaghli était plutôt victime que coupable, son bureau ayant été saccagé par deux étudiantes portant le niqab.
Le comité de défense du doyen est composé d’avocats de renom dont Béji Caïd Essbesi, l’ancien Premier ministre.
Les avocats font remarquer la justice à deux vitesses qui a laissé le choix à l’huissier de justice, Mohamed Ali Bouaziz entre la prison et l’amende dérisoire de mille dinars et le reclassement des chefs d’inculpation pour le doyen de la faculté de la Manouba, sachant que ledit article 101 est le même selon lequel a été jugé Abdallah Kallel, inculpé de torture dans l’affaire de Barraket Essahel.










