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Human Rights First choisit la Tunisie pour le démarrage d’une campagne de prévention contre la torture

La Tunisie a été choisie par Human Rights First, ONG active dans la défense des droits de l’Homme, pour le démarrage d’une campagne de prévention contre la torture utilisée par les forces de sécurité.

Lors d’une conférence de presse tenue, jeudi 5 juillet 2012 à Tunis, à l’occasion de l’organisation, vendredi, d’un colloque international sur le thème "préserver la sécurité publique sans recours à la torture", le colonel Mohamed Ahmed coordinateur général de la campagne, a fait valoir que le choix de la Tunisie pour déclencher cette campagne, unique en son genre, n’est pas fortuit.
Puisque, d’abord, le pays présente le point de départ du printemps arabe qui a charrié les libertés dans le monde arabe. Secundo, cette campagne coïncide avec la réforme du système de sécurité, tout en édifiant la société démocratique en Tunisie.

Deux raisons qui encouragent Human Rights First à installer, prochainement, un premier bureau de représentation en Tunisie, après 35 ans d’exercice aux Etats Unis.
«Cette campagne qui touchera l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest, contribuera à ne plus considérer la torture comme seul moyen de maintien de la sécurité», souligne Neil Hicks, conseiller politique international.
«Une première expérience avait démarré à Guantanamo (Sud-Est de Cuba) et a donné ses fruits, au point d’encourager Human Rights First à aller au-delà de la sphère américaine pour se propager dans le monde», ajoute-t-il.
Depuis l’événement du 11 septembre 2001, l’on constate, selon M. Hicks, l’utilisation intensive de la torture dans la lutte contre le terrorisme. Or «la torture produit l’effet contraire sur la sécurité et perturbe, en conséquence, les relations entre les pays», a-t-il dit, en substance.

De son côté le général Lamine Cissé, du Sénégal, ex-coordinateur à l’ONU, a affirmé que « la sécurité d’un pays ne peut être assurée à travers la torture des personnes et que les droits de l’Homme restent fondamentalement au-dessus de l’Etat».
Toutefois, a-t-il ajouté, «préserver la sécurité publique sans recours à la torture, n’est pas chose aisée», selon M. Cissé.
Cela exige, en effet, des réformes législatives allant dans le sens de la mise des forces armées sous tutelle d’une force civile ou politique. Elle commande également le changement des mentalités au sein de l’appareil de sécurité, a-t-il conclu.

TAP

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