L’Association des magistrats tunisiens, que préside Kalthoum Kennou, a publié mardi 10 juillet 2012 un communiqué dans lequel elle s’élève contre le ministère de la Justice qui poursuit sa politique de révocation, malgré les erreurs commises et bien qu’elle soit contraire au principe de l’indépendance de la Justice.
Elle rappelle qu’il a été convenu que l’AMT participe à une commission chargée de plancher sur les recours déposés par les magistrats révoqués et ceci a été inscrit dans un PV en date du 30 mai. Malgré cela, l’AMT n’a pas été conviée à une quelconque réunion.
L’AMT s’élève également contre l’absence totale de toute excuse pour les magistrats révoqués par erreur, d’autant plus que la révision de ces révocations s’est déroulée sans aucune transparence.
Elle attire l’attention sur le danger de l’utilisation de la révocation, en prétextant l’assainissement de la justice, en dehors de tout contrôle dans le cadre d’une commission indépendante d’une justice transitionnelle.
L’AMT est fortement préoccupée par ce vide institutionnel et invite l’Assemblée constituante à plancher rapidement sur la loi en rapport avec l’instance provisoire qui remplacera le Conseil supérieur de la magistrature et ce afin de limiter la prééminence du pouvoir exécutif sur la vie professionnelle du magistrat. C’est là une condition sine qua non de l’indépendance de la justice qui garantit le droit et la liberté et assure la transition démocratique.










