La Tunisie sera confrontée à des défis économiques et sociaux « urgents » après la transition politique en cours dans le pays et devra « transformer » son économie, a estimé le Fonds monétaire international (FMI), dans un communiqué rendu public le vendredi 3 août 2012.
« Après sa transition politique, la Tunisie aura des défis économiques et sociaux urgents à relever, notamment un taux de chômage élevé et des disparités régionales », a souligné le Fonds dans un communiqué. Le FMI estime que la reprise de l’activité dans le pays reste sous la menace de « l’instabilité de la situation économique et de la faiblesse de l’environnement mondial ». L’institution note ainsi qu’il faudra « appuyer » le pays et appelle les autorités à « jeter les bases d’une transformation de l’économie tunisienne ».
Le FMI appelle les autorités monétaires à contenir l’inflation et salue « l’expansion ciblée » des investissements publics, planifiée par le gouvernement. L’institution de Washington encourage également Tunis à « remédier aux vulnérabilités du secteur bancaire » et juge « cruciale » une réforme du marché du travail et du système d’éducation.
Le pays, qui a connu une récession en 2011 avec un recul de 1,8 % de son produit intérieur brut (PIB), connaît encore des difficultés notamment sur le front de l’emploi, qui était au cœur de la révolution ayant conduit à la chute de Ben Ali.
Le gouvernement mise en 2013, sur un taux de croissance de 4,5%.










