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Jaouhar Ben Mbarek : Il est probable que la Constitution soit soumise au référendum

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    Intervenant lors d’un débat organisé ce vendredi 3 août 2012, par les jeunes du Parti républicain, à La Marsa, au sujet du type de régime politique à adopter pour la Tunisie, Jaouhar Ben Mbarek a mis l’accent sur les polémiques qui jalonnent, à présent, les débats au sein des commissions pour la rédaction de la Constitution.

    Jaouhar Ben Mbarek, leader du réseau Doustourna, a commencé par expliquer les dangers d’un régime parlementaire strict, tel que préconisé par Ennahdha, un régime dans lequel le pouvoir exécutif est concentré et ne proviendrait que du Parlement élu, alors qu’un régime parlementaire dit mixte (défendu par l’ensemble des groupes à l’exception d’Ennahdha), permettrait l’élection du président au suffrage universel et équilibrerait ainsi les pouvoirs.

    Par ailleurs, M. Ben Mbarek a relevé les dissensions persistantes qui existent au sujet du régime politique à adopter mais aussi au sein de plusieurs commissions, ce qui laisse penser que la Constitution ne pourra pas être adoptée aux deux tiers des députés. Si un tel scénario se produit, celle-ci devra être soumise au référendum. « Si on arrive au référendum, l’Organisation provisoire des pouvoirs publics ne prévoit rien au cas où la Constitution serait refusée par le peuple ». Ajoutant que si la Loi n’était pas modifié, il y aurait un grand risque de manipulation : « On pourrait faire croire à l’opinion publique que si le "non" l’emporte, ce serait le vide et le désordre, ce qui équivaut à une opération de chantage. C’est pour cela qu’il faut trouver une solution à ce blocage éventuel, le plus rapidement possible ».

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