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Noureddine B’hiri : Nous quitterons le pouvoir plutôt que de revenir aux pratiques du passé

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    Dans une interview accordée à Al Sharq Al-Awsat, le ministre tunisien de la Justice, Noureddine B’hiri, souligne que la loi sera appliquée avec les salafistes recourant à la violence, sans pour autant tomber dans l’excès et revenir aux lois antiterroristes, tout en assurant que « les différences seront respectées et assurées en Tunisie ».

    Dans ce contexte, M. B’hiri précise que le dialogue sera maintenu et avec les salafistes et avec les laïques. Le parti Ennahdha choisirait même de quitter le pouvoir plutôt que de revenir aux pratiques du passé à l’encontre des extrémistes.

    Il a également parlé de l’importance de la justice dans la religion musulmane dans l’établissement de l’ordre public tout en soulignant qu’elle ne doit faire aucune différence entre les couleurs, sexes et religions des personnes concernées par les affaires qui lui sont soumises…

    Noureddine B’hiri affirme, par ailleurs, que son parti accepte les conseils et se montre toujours patient face à la critique. « La relation sera toujours fraternelle avec les extrémistes laïques tout comme avec les extrémistes religieux », a-t-il déclaré.

    La justice, selon Noureddine B’hiri, est le fondement du progrès et des réformes politiques, économiques et sociales. Il ramène, alors, les raisons de la situation pénible des Arabo-musulmans à l’injustice dont ils font l’objet.

    Le ministre assure, dans la même interview, que l’objectif du parti Ennahdha n’est pas de s’éterniser au pouvoir. Son but serait plutôt la construction de la Tunisie sur de nouvelles bases et fondements, sans monopoliser la prise de décision et avec la participation de la société civile.

    Il appelle, ainsi, les médias à s’unir avec le parti Ennahdha dans sa lutte contre les pratiques du passé et assure que les lois garantiront les libertés et les droits. Il précise que l’élaboration de la Constitution n’ouvrira pas la porte à d’éventuelles interprétations ou autres modifications.

    Et au ministre de conclure : « Nous avons choisi de travailler dans la discrétion pour le bien de la Tunisie, sans faire de grands tapages. Il est normal que les Tunisiens aient peur après la révolution, ils nous rejoindront dans le travail, le jour où ils seront rassurés sur leur pays et leur avenir ».

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