Joint par téléphone par Wassim Ben Larbi sur Express Fm, vendredi 24 août 2012, Belgacem Ferchichi, conseiller du Chef du gouvernement tunisien et haut cadre d’Ennahdha, a donné sa version des faits, en guise de droit de réponse.
M. Ferchichi a commencé par démentir d’emblée et intégralement le récit du journaliste français Allain Jules, par rapport à son arrestation à l’aéroport de Paris Orly, samedi dernier. Il a affirmé "qu’il s’agit d’un mensonge monté de toutes pièces et que rien de ce qu’avait affirmé le journaliste français n’était vrai.
M. Jules a indiqué que Belgacem Ferchichi a été arrêté par la douane française "avec plein de liasses de billets de 100 dollars, des centaines de milliers de dollars, probablement atteignant le million.
M. Ferchichi nie en bloc et déclare s’être rendu en France pour une visite familiale à l’occasion de l’Aïd, ne pas avoir été au Qatar, ni en Arabie Saoudite, depuis 7 ans et ne pas avoir subi plus qu’une vérification routinière de son identité. D’après lui, cela est facilement vérifiable sur son passeport, mais il ne donne cependant aucune preuve étayant ses dires.
Concernant le mandat d’Interpol dont la cellule de communication d’Ennahdha a parlé dans son communiqué, M. Ferchichi a affirmé que ce mandat date de plusieurs années et qu’il a été annulé également depuis des années, contredisant ainsi la version officielle de son parti.
Expliquant les raisons de l’intox de son arrestation, Belgacem Ferchichi suppose que "certaines vieilles cellules" de l’ex RCD existant encore en France, seraient derrière cette "version diffamatoire des faits". "Le journaliste français, connu pour son manque de sérieux, dit-il, a dû être payé par ces résidus de l’ancien régime, pour nuire à ma personne et par conséquent à Ennahdha" a affirmé le conseiller du chef du gouvernement tunisien. Il a ajouté : "D’ailleurs, si l’histoire était vraie, elle aurait fait La Une de tous les médias français, ce qui n’est pas le cas !", fait-il remarquer.
M. Ferchichi, sur un ton ferme, a affirmé son intention de porter plainte contre les médias tunisiens qui ont rapporté et relaté la fausse information. Il a même précisé avoir déjà contacté son avocat à ce propos.
Quand l’animateur lui a précisé avoir tenté de le joindre à maintes reprises toute la semaine sans y parvenir, et qu’il serait plus logique et plus approprié de porter plainte contre le journaliste français plutôt que les médias tunisiens, M. Ferchichi a répondu que "ceci viendra par la suite", mais que "la propagation de faits sans en vérifier la véracité par la presse tunisienne est scandaleux, d’autant plus qu’il s’agit de la réputation de toute une institution et non seulement de sa personne!".
Le message destiné aux médias tunisiens est clair : ils seront trainés en justice avant même le journaliste français s’ils continuent à jeter la lumière sur cette affaire.










