Le ministre tunisien de l’Intérieur, Ali Laarayedh, était furieux hier après la déclaration de Moncef Marzouki comparant les agissements de son parti Ennahdha au RCD.
Après avoir quitté la salle avec d’autres hauts responsables en signe de mécontentement et juste avant de monter dans sa voiture, il a indiqué (traduction littérale du dialecte tunisien, d’après le compte-rendu du Maghreb) : "Ce monsieur, si je vous disais combien il traîne de dossiers, votre cerveau s’arrêtera !"
C’est la première fois qu’un haut responsable du gouvernement et d’Ennahdha ose évoquer des casseroles d’un de ses partenaires du CPR. Ira-t-on jusqu’à les dévoiler au grand public ? Une chose est sûre, c’est que certaines de ces casseroles du CPR sont connues par les cadres de l’ancien régime, mais ces cadres se taisent, soit parce qu’ils sont en prison, soit parce qu’ils craignent d’y aller.
Mise à jour :
Dans un communiqué publié sur la page officielle du ministère de l’Intérieur, Ali Lâarayedh dément les déclarations rapportées par le Maghreb et affirme que « ce n’est pas dans son habitude de faire ce genre de déclarations avec qui que ce soit ».










