Khemaïs Ksila accuse le gouvernement de mener une « véritable guerre contre les médias » dans le dessein « d’assujettir les compétences et les professionnels du secteur » et « de laisser le champ libre en vue des prochaines élections ». Selon lui, la presse qui a été visée par l’ancien pouvoir et qui a souffert de l’oppression du régime de Ben Ali, serait aujourd’hui dans le collimateur de « la nouvelle majorité » qui tenterait de « perpétuer les mêmes pratiques » en « privilégiant les nominations des partisans d’Ennahdha ».
Lors d’une intervention filmée par nos confrères de « Tunisie Numérique », hier, 4 septembre 2012, Khemaïs Ksila revient sur la récente nomination de Lotfi Touati, à la direction de « Dar Assabah », nomination qu’il qualifie d’« anarchique et abusive », causant, selon ses dires, « la réelle crise que vit le journal actuellement ».
Tout en accusant le gouvernement de « mener une guerre contre de nombreux médias, dont des radios nationales, et de menacer les journalistes », il cite, entre autres, l’affaire de la chaîne Ettounissia, affaire qui « vise une ligne éditoriale déplaisant au gouvernement, indépendamment des dossiers financiers de Sami Fehri et qui sont du ressort de la justice ».










