Dans un article publié sur le site de "Radio Canada " en collaboration avec l’AFP, en date du 5 septembre 2012, l’attaque contre l’hôtel à Sidi Bouzid, perpétrée lundi dernier a été revendiquée par des salafistes.
"Cela a été fait à la demande de la population", a expliqué un homme agissant comme porte-parole d’un groupuscule «salafiste jihadiste», Waël Amami. « Les jeunes ont juste cassé les bouteilles d’alcool (…) personne n’a été frappé », a affirmé le militant, estimant à 15 ou 20 clients présents au moment des faits. Une cinquantaine de militants islamistes ont attaqué l’hôtel, chassant les clients du bar tout en fracassant de nombreuses bouteilles d’alcool et en criant «Allahou Akbar» (Dieu est le plus grand) et «Al-Charab haram» (l’alcool est un pêché).
Le salafiste a précisé que la direction de l’établissement avait été mise en garde de cesser la vente d’alcool, un avertissement qu’elle a toutefois ignoré.
Selon le même article, le groupe de salafistes a enlevé un individu qui tentait de filmer l’attaque, lundi, mais celui-ci serait relâché, sain et sauf. « Nous l’avons juste retenu le temps de vérifier qu’il n’avait pas d’images sur son portable », a poursuivi M. Amami.
Des témoins de l’attaque ont indiqué que la police avait tardé à arriver sur les lieux et qu’elle n’avait pu que constater les dégâts. L’enquête est en cours, mais le gérant de l’établissement « n’a pas voulu identifier » les suspects. Aucune arrestation n’a donc pu avoir lieu.
Il faut noter que Waël Amami a été condamné à la prison à perpétuité en 2007 à la suite d’affrontements sanglants avec l’armée à Soliman. Il a ensuite profité de l’amnistie prononcée à la suite de la révolution de 2011.










