Une longue interview a été accordée par le chef du gouvernement tunisien, Hamadi Jebali au journal égyptien "El Ahram". Commentant la situation globale dans notre pays, il l’a qualifiée comme étant "plus sécurisée et plus stable" affirmant être "sur la bonne voie".
S’agissant des libertés, M. Jebali a affirmé : "Nous n’avons aucun problème liés aux libertés. Finie l’époque de l’autocratie au nom de la modernité ou de la religion !". Mentionnant les inquiétudes exprimées par la femme tunisienne quant à ses acquis et ses libertés, le chef du gouvernement a assuré que la femme n’a pas à craindre pour ses acquis, allant jusqu’à affirmer "ne pas être contre le fait qu’une femme accède à la présidence".
Répondant à une question concernant le phénomène des attaques salafistes, M. Jebali a déclaré : "Nous vivons une violence au nom de la religion, un déni des institutions de l’Etat et une tentative d’imposer des modes de vies bien déterminés par la force et la violence. Certains salafistes sont fanatiques et il est temps de mettre un terme à leurs agissements et de prendre des mesures fermes face à ceux qui pensent que Dieu les a mandatés pour assainir la société!".
Par ailleurs, et répondant à la possibilité de son remplacement par Ali Laârayedh actuel ministre de l’Intérieur, M. Jebali a déclaré : "Ce n’est qu’une rumeur. Ceci étant, ma démission n’est pas exclue. D’ailleurs je l’ai sur moi dans ma poche, et je la propose souvent !".










