Par Taoufik Ben Brik
Le 24 octobre, M. Abbou, ce minuscule président d’une minuscule chapelle, promet d’ériger des potences pour des hommes libres, libres de manifester leur désaccord, leur dégoût, leur impatience, leur refus, leur négation, leur « s’en va-t-en guerre » contre le provisoire qui perdure, qui s’éternise. Contre l’arnaque déguisée. Contre la convoitise, la vanité et la folie abrutissante et dévastatrice du pouvoir.
Le peuple qui manifestera le 24 octobre, est ce même peuple qui a mandaté « des élus » pour lui confectionner une constitution. Ce même peuple, dans sa largesse et sa générosité, n’a pas lésiné sur le temps : une année, honnêtement, c’est suffisant et plus. Ce même peuple ne vous a pas demandé d’atteindre la lune sur un ballon !
Ce n’est pas, dès lors, son problème si nos rédacteurs du texte suprême se sont enlisés dans les sables mouvants du pouvoir et se sont attelés à commettre hold-up sur hold-up et à chiper au vol tous les pouvoirs régaliens et de proximités, reléguant ce pourquoi ils ont été sollicités à des temps antérieurs, oubliant ainsi la faucille du temps, le titan Chronos qui n’en a cure de leurs atermoiements.
Une année, c’est une année. Et vous devez remettre vos copies, mes beaux concourants à l’examinateur. Sinon, vous êtes recalés pour fraude et tricherie.
Alors, si Abbou ne nous la joue pas « le recalé effarouché » si tu cales. C’est la loi. Et ne brandis pas, pitié, la menace des faux monnayeurs qui n’acceptent pas de jouer le jeu quand la règle les pénalise.
Les jeux sont faits, rien ne va plus. Le 24, le peuple rafle la mise.
Taoufik Ben Brik, écrivain, journaliste, directeur de l’hebdomadaire Contre le Pouvoir et grand militant, a rédigé cette chronique spécialement pour Business News. Qu’il en soit remercié.










