D’après notre confrère Fathi B’chir, journaliste à Bruxelles et collaborateur de l’agence EUROPE, la rencontre, en ce début de semaine, de Laura Baeza, nouvel ambassadeur de l’UE à Tunis, avec le ministre tunisien des Affaires étrangères, s’est déroulée « dans un contexte de malaise croissant constaté dans le pays », à l’heure où l’engagement pris par l’Union Européenne, à la veille des élections du 23 octobre 2011, d’accélérer les appuis économiques et financiers et de faire de la Tunisie la première ‘’vitrine démocratique’’ dans la région, se heure aujourd’hui à de nombreux obstacles.
Selon les déclarations d’un diplomate européen (qui a préféré garder l’anonymat), certaines conventions de financements et des accords commerciaux, sont aujourd’hui ralentis par des obstacles liés à l’instabilité politique et aux problèmes de sécurité et résulteraient « à la fois d’une incompétence, mais aussi d’une mauvaise volonté » engendrant une certaine désorganisation administrative et politique du côté américain, européen et tunisien.
Le diplomate européen a aussi affirmé que le climat actuel [NDLR : suite aux récents actes de violences contre l’ambassade américaine] commençait à susciter « une inquiétude généralisée dans les missions diplomatiques sur la sécurité des ambassades et sur l’impunité des délinquants, mis à part tous les autres sujets ». Et d’ajouter « Certains se demandent si ces incidents ne sont pas organisés (notamment) pour dévier l’attention sur le fond des vraies questions en cours de discussion ».










