Le ministre de l’Agriculture Mohamed Ben Salem a indiqué sur Mosaïque Fm qu’il n’avait plus aucune activité commerciale ou autre en France : «J’ai effectué les formalités concernant mon retour définitif en Tunisie et je n’ai plus aucune activité commerciale ou autre».
M. Ben Salem a précisé que sur les 6 sociétés dont il possède certaines actions et qu’il gère en France, seulement 3 sont en activité alors que les autres ne le sont plus depuis 8 à 10 ans. Ces sociétés ont été créées lors d’achat de biens immobiliers conformément à la loi française et puisqu’une entreprise qui n’a pas d’activité ne paie pas d’impôt, elles sont restées en veilleuse.
Le ministre a déclaré : «tout ce que je possède est halal, ma conscience est tranquille et mes biens en France son mis à la vente», indiquant qu’il a fait une procuration à son fils qui gère actuellement tout cela.
Interrogé sur le fait que certains Tunisiens trouvent qu’il y a une contradiction entre l’image qu’ils se faisaient de la souffrance des militants qui ont été forcés de quitter le pays et de ministres fortunés qu’ils ont découverts récemment, Mohamed Ben Salem explique que l’argent n’est pas tout. «J’étais un enseignant universitaire. Après mon emprisonnement en 87, je suis devenu promoteur immobilier. Quand j’ai quitté la Tunisie, l’Etat tunisien me devait 10.000 dinars», raconte t-il, en ajoutant : «en France j’ai dû travailler. Je ne pouvais pas demander la charité ou réclamer l’aide du mouvement. En plus, il faillait que j’aide, moi aussi, financièrement les dizaines de milliers de nahdhaouis emprisonnés et leurs familles. Et je suis fier de l’avoir fait».










